épisode 7 partie 2 : L’Internship….Mais mieux conseillé

hope

 

A celui qui me lit….

 

J’ai eu la chance de faire à de nombreuses reprises la 1ère partie de Manu Pratt. J’ai été humoriste pendant 5 ans et Manu Pratt, si vous connaissez pas…disons que c’est un des meilleurs en France (pour moi LE meilleur) et qui plus est, il a la carrière que j’ai toujours voulu avoir : pleins de dates, vivre de ce métier…Mais pas connu. Je me souviens un soir avant de monter sur scène, Manu me dit : « Tu sais Rémy, pour réussir dans la vie, tu as besoin :  de travailler dur pour avoir du Talent et de l’Experience, de réseau et de chance.  C’est comme ça ». Et j’ai comparé ses conseils à notre « Projet USA »

Je travaille dur Manu, et le talent et l’experience j’en ai. Je connais maintenant tout de la legislation américaine, j’arrive, malgré mon pays d’origine, à faire des touches pour du boulot à 12 000 Km (et rappelons que je suis en stage dans une télé locale au Texas, sans avoir passé d’entretient et sans y travailler….c’est pas du talent ça ? ) Par contre la chance et le réseau…non. Je connais personne là bas et et la chance n’a pas été du tout là au point que je me dise que y’a quelqu’un qui doit faire du vaudou.

Mais la chance est revenue.

J’avais postulé à la place de Sandrine. elle avait eu une migraine à la mettre K.O, alors pendant qu’elle dormait, j’ai postulé à sa place. Sandrine qui prenait le soin de lire chaque annonce et de répondre à 4-5 annonces….ben moi j’ai taper : Ressources humaine, administration, français, gestion….et j’ai répondu à 80 offres !   Et 10 jours plus tard, une directrice d’école française (l’école et la directrice sont françaises) la contacte pour un entretient. L’entretient devait avoir lieu un lundi soir à 18h00.On en a pas dormi du week-end. Sandrine arrive du boulot le lundi à 17h00, et branche Skype….Et bien pour la 1ère fois de son histoire, SKYPE avait un plantage mondiale et personne ne pouvait se connecter. Pile ce jour, pile cette heure. L’entretient est donc repoussé pour le plus grand malheur de nos nerfs.

Mercredi, 14h. Sandrine se connecte sur SKYPE pour parler avec cette fameuse femme. Ca marche. L’entretient commence. Je suis avec les petits, dans la chambre, l’oreille collé à la porte. L’entretient va être le meilleur et le pire moment depuis le début de cette aventure. Parce que Sandrine va être honnête en disant qu’on cherche un stage pour s’installer à long terme. c’est la première fois que nous parlons à quelqu’un d’installé là bas (chance + réseau) et cette femme…va nous apprendre….que depuis le début….que depuis un an et demi…..Nous n’avons….mais alors vraiment pas…..fait les choses comme il le fallait ! ON A TOUT FAUX DEPUIS LE DEBUT !!!!!

Et parce que les français là-bas sont solidaire, parce qu’elle a compris notre envie et nos problèmes, elle nous a corrigé toutes nos erreurs. Sur le moment, c’est super dur d’entendre que tout ce que vous avez lu, que tout ce que l’on a fait, n’a servi à rien, et qu’on s’est planté en beauté en perdant 1an et demi de notre vie. Mais par ses conseils, nous allons enfin être sur la bonne route.

Voilà ce qu’on a fait de mauvais et comment tout corriger.

  1. Elle peut pas prendre Sandrine en stage car pour avoir un visa de stage, l’intitulé du stage doit être en relation direct avec le diplôme. Sandrine a un Bac +4 en RH…c’est un stage en administration. Donc c’est pas possible.
  2. Pour trouver un stage il faut un sponsor. elle nous conseil une super boite française qui s’appelle « Parenthèse » qui fait du sponsoring de stage. En gros , cette boite aide à trouver les stages et s’occupe de toute la paperasse, la demande de visa, contrôle que tout se passe bien là bas, et garantis même une couverture sociale. On doit les contacter.
  3. Si Sandrine veut travailler aux USA…ben ça va être impossible. Pour travailler (rappelez vous) une société doit pouvoir justifier pourquoi elle vous emploie et pourquoi elle ne peut pas embaucher un américain. Problème : des gens qui ont bac+4 en RH et qui sont bilingues, là bas, y’en a tout les 100 mètres. Très difficile pour  Sandrine qui apprend donc  que là-bas, son CV ne vaut rien du tout….SAUF….si elle passe un diplôme ! logique ! dans ce cas, elle aura le même niveau que les autres + son experience française qui sera une valeur ajoutée et la rendra trop compétitive.
  4. Quand a moi en tant qu’artiste, trouver du travail est un peu plus simple car c’est plus facile à justifier pour être embaucher : la création, c’est subjectif. donc moi, j’ai aucun intérêt à aller en fac. C’est Sandrine qui doit y aller.
  5. par contre elle nous confirme que sur place, c’est plus simple. Le seul truc c’est qu’ils ne veulent pas « faire venir des gens ». Pour le coup, on avait raison depuis le debut : le meilleur moyen de vivre aux USA c’est de trouver un moyen d’y aller…et de tout faire pour y rester.

On avait tout faux !!!!!! Sur le coup c’est dur. Mais malgré tout, on sait désormais ce qu’on a à faire et on sait maintenant que la prochaine nouvelle sera une bonne nouvelle.

 

Pendant que nous continuons la recherche de Stage, nous cherchons les Fac pour Sandrine. Problème : elle a BAC+4 donc il faut chercher du niveau Graduate (plus cher) mais elle trouve une fac qui permet une formation en 1an avec un « certificate » à la fin. Parfait….ah…non. Parce que c’est pas le même niveau. Et en plus des documents demandés pour moi, Sandrine doit en plus avoir :

  • le TOEFL (avec au moins 100/120)
  • Le GRE (un diplôme qui confirme le niveau Graduate) (c’est le TOEFL en plus dur et avec des Maths.)

Et bien entendu tout cela doit être passé dans 2 semaines pour pouvoir s’inscrire à temps en fac pour partir en Janvier si on a pas de stages! et ben Sandrine va passer 3 semaines le nez dans les bouquin pendant que je cherche des stages.

 

J’en trouve. ben oui : j’ai contacté Parenthèse, ils ont corrigé mon CV et m’ont donné une lettre de motivation type, j’ai que l’embarras du choix.

 

1er entretient à 23h30 avec une boite de prod de Los Angeles qui fait aussi cours de théâtre. L’entretient se passe bien. J’en aurai un le lendemain….et puis plus de nouvelles. tant pis.

un 2ème entretient à Los angeles avec une boite de montage. elle est trop cool, elle me dit que vu mon parcours je vais m’ennuyer chez elle, mais elle me file des adresses.

un 3ème entretient à 2h du matin pour une boite de prod à New York….on va dire que le contact passe bien mais je suis pas emballé du tout.

 

Là, je fais une pause. Je vais arrêter de cibler « Les USA » et je vais cibler la cote EST, New-York, parce que ça a toujours été l’objectif. Je postule, j’ai des supers réponses, mais comme toujours quand je dis que je suis français : plus rien. Ma grosse deception ? Un théâtre à Washington : « l’enfant rebelle theatre » qui fait des pièces avec des handicapés. Le mec me file un rdv téléphonique…ne vas pas m’appeler. J’ai tenter de le relancer 8 fois par tous les moyens possible en lui expliquant que j’ai eu un coup de coeur sur sa compagnie, que si il ne veut pas finalement d’entretient avec moi, il peut me le dire je ne le prendrais pas mal, au contraire, je comprendrai et ça me fera progresser, j’écris j’écris j’écris, j’attends même l’ouverture du théâtre pour enfin avoir son adresse mail personnel via son site et lui écrire à lui….il ne m’a jamais répondu.(son slogan : « difference is beautiful. »  Ben le respect aussi c’est beautiful !!!!)

 

Et puis….

 

Et puis j’ai eu LA réponse. Le boulot ? je vais rester mystérieux, mais il est genial (ça vous obligera à suivre mon blog au fur et à mesure). Le patron ? disons qu’il a répondu a ma candidature en me disant que « vu mon experience c’est limite lui qui devrait être mon stagiaire. et que je devais le contacter au plus vite »….ce que je voulais. C’est un stage non rémunéré,mais ça on le savait donc on a prévu et ça va le faire (on va pas aller au resto tous les jours, c’est tout et puis les pâtes et le jambon c’est super bon pour ma santé, c’est des sucres lents)

L’entretient d’embauche aura lieu un Lundi soir. Skype plante. Il sera alors par téléphone et le Mr m’explique qu’il est ravi de m’accueillir, que je peux choisir les dates qui m’arrangent. Nous décidons donc de faire le stage de Fevrier à Aout 2016 pour coller à la fac de Sandrine. Le mec m’explique en plus que certes, c’est pas rémunéré, mais qu’il aide énormément ces stagiaires dans la recherche d’emploi. en gros : il est là pour nous aider comme nous l’aidons. et en plus : il est habitué à recevoir des étudiants étrangers et connait tous les papiers et surtout on s’en fou parce que j’ai un stage et ça veut dire qu’on part et c’est la meilleure nouvelle du monde :

lettres-decoratives-3d-yeah-motif

 

On a le stage. enfin. On avance. C’est fait.  On avance. Mon « patron » m’a dit que je devais trouver plus d’argent pour vivre correctement là-bas, nous allons donc continuer à tout vendre et chercher encore des petits boulots à droite à gauche. OK, on va trouver. Mais c’est cool parce que ça y est.

Il nous manquait la chance et le réseau, et on a eu les 2. Parenthèse s’occupe désormais de nous et j’ai mon stage. nous avons trouvé, enfin, après 1 an et demi de boulot et à 3 mois de notre deadline….nous avons enfin trouvé un moyen de partir.

Reste plus qu’a partir. Mais là, ça sera plus simple.

 

On va le faire ! on va réussir à aller là-bas et à y vivre !  On va le faire ! Parce que là. On part.

 

 

Ah, et je vous ai pas dit où est mon stage? New York City.   et où exactement ? Manathan. Greenwich village. Et oui, la chance tourne enfin.

 

A celui qui m’a lu.

 

 

Rémy.S

 

Publicités

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :