How I met my idol (comment j’ai rencontré mon idole)

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A celui qui me lit…

20 ans. J’ai passé 20 années à attendre le moment que je vais te raconter. Ce moment, il appartient qu’a moi, c’est hyper personnel…Mais je l’ai vécu ici, à New York. Depuis que je suis gosse, j’idolâtre une personne, c’est cette personne qui a changé ma vie et qui a fait que j’ai choisi d’être écrivain comédien et metteur en scène. De mes anciens copains de classe à mes copains, ma famille, tout le monde pourra te confirmer, que même si j’admire certains artistes, y’en a un qui sort du lot, le même depuis plus de 20 ans. Cette personne a inspiré le premier grand choix qu’on fait dans une vie « qu’est-ce que je veux faire plus tard ».  J’ai passé 20 ans à m’imaginer la rencontrer , à ce que je lui dirais à ce que je devrais dire….Et cette personne… Ben je l’ai rencontré aujourd’hui, à New York City, dans la librairie « Barnes& Noble » à Union Square.

Mais avant, on va faire un bon dans le temps.

Septembre 1994 J’ai 12 ans. C’est un dimanche à 19h00 et comme tous les dimanche à 19h00, on regarde la télé (ceux qui ont vécu à Solaure à St-etienne savent que y’a pas grand chose à faire là-bas à 19h00…. quoi que c’est pareil dans tout st-Etienne). Ce soir c’est différent, M6 lance un nouveau programme, un truc fantastique bizarre , une série de flic américaine de plus. Le panneau s’affiche « ces histoires sont inspirées de faits réel »… Et là, un générique, une musique unique, se terminant par la phrase « La vérité est ailleurs ». Je suis déjà hypnotisé. Je découvre la série « the X files », le duo Mulder et Scully…et le petit garçon qui écrit des histoires dans sa chambre depuis toujours, se rend compte de ce qu’il veut faire plus tard : « écrire et jouer dans une série télé… Un jour, créer the X files ». Je passe le reste de mon adolescence à mettre des posters de X files de partout, acheter les cassettes, les CD, les figurines, les cartes, a collectionner et répertorier le moindre article de presse précieusement gardé dans un classeur que je garde entre mes bras, pas dans mon sac, tout le temps avec moi. Je regarde chaque épisode en boucle, enregistre les dialogues au dictaphone pour les reciter je connais tous les épisodes par coeur : je suis fan. Mulder et Scully sont mes meilleurs amis, chaque semaine je prends de leur nouvelles devant la télé en espérant que je suis leur copain aussi et que, eux aussi, allument la télé pour suivre mes aventures. The X files…. Je sais ça doit te faire rire, mais on a chacun notre addiction, moi, c’est cette série (et Friends). Mulder et Scully, un duo fort, dans une série forte, et un jour j’irai la bas et j’écrirai aussi mon duo. Un jour, je les rencontrerai et je leur dirai…. J’en sais rien. Parce que je suis Rémy, je suis en France, et rencontrer Mulder ou Scully, ben c’est pas possible.

21ans et demi plus tard, me voilà acteur écrivain metteur en scène, à New York pour réaliser un rêve de gosse lancé à 12 ans à Solaure en regardant « the X files ». Dimanche dernier, comme presque tous les dimanche maintenant, je vais dans ma librairie préférée à union Square « Barnes & Noble » (tu dois y aller, c’est un bookstore de dingue). et je tombe sur ça :

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Mardi 12 Avril à 7:00, David Duchovny sera là, ici à New York, pour dédicacer son dernier livre.  question : combien de fois dans ta vie tu as l’occasion de rencontrer l’artiste qui a changé ta vie ? celui qui a été là tout le temps qui fait parti de ta personnalité ?

J’ai été dans un autre libraire pour acheter son 1er livre (le nouveau est trop cher) et j’ai attendu aujourd’hui en ne pensant qu’a ce moment.

Aujourd’hui, encore une journée de merde à travailler avec papy. On travaille, ensuite on part sur la 40th pour assister à une réunion pourrie, qui se termine à 4:30. Ma journée est finie. Je fonce chez « Ben and Jerrys »  qui aujourd’hui distribuent des glaces gratuites. Une fois dans la file d’attente qui n’avance pas, j’ai le choix :rester et avoir une glace gratuite…ou partir et être en avance pour rencontrer mon idole. Combien de fois dans ta vie tu as l’occasion de rencontrer la star que limite tu considères comme ton meilleur ami car tu connais sa vie par coeur ? Ben oui, j’ai donc quitté la file et j’arrive chez Barnes& Nobles, 4ème étage, j’arrive devant la salle de conférence et …. « je peux voir votre livre et votre ticket de caisse ?  » je réponds que j’ai pas acheté le nouveau. « ah désolé, reservé à ceux qui ont acheté le nouveau livre et ici. » Combien de fois dans ta vie tu à l’occasion de rencontrer ton héros d’enfance ? Aucune, alors forcément je redescend au 1er étage et j’achète le livre.

5:30, et je suis dans le carré assis, au 4ème rang. C’est donc sur, je vais donc le rencontrer, il va signer mes livres, je vais surement pouvoir lui parler… les photos avec lui sont interdites, trop de monde. Bon…je pourrais lui parler, mais pour lui dire quoi : « heu Je t’aime ? »…et si je me retrouve à bafouiller comme un ado de 12 ans qui rencontre Beyoncé ! 20 ans a attendre ce moment, et je me met a réfléchir sur ce que je vais lui dire…. Il est 7:00, je décide de faire comme d’hab : j’arrête, et je fonce.

Et il est arrivé. Sous un tonnerre d’applaudissement, on était 400 privilégiés à assister à l’interview exclusive de David Duchovny, pour la sortie de son dernier livre : « Bucky F*cking dent ». Pendant 1h, il a parlé de sa vie, de son livre, de X files, de sa femme Tea Leonie, il a pris le temps de lire un extrait de son livre.

J’ai vu exactement ce que je pensais, je m’étais pas trompé : un mec simple, sympa pas prise de tête, un peu sarcastique, mais drôle et putain de cool. Il a blagué (y’avait sa mère au premier rang), il s’arrêtait toutes les 2 secondes dans la lecture pour deconner avec nous. J’avais peur d’être déçu. Mais non ! Un acteur donne tellement de lui à un personnage… J’avais 50% de Mulder, 25% de Hank Moody (Californication) et j’avais surtout un être humain qui se la pète pas qui est normal ! (Marc Lévy rencontré il y a un mois dans une librairie française pour une conférence, était bien plus péteux).

L’interview se termine, il se met derrière un bureau, et là, ligne par ligne, nous sommes appelés pour nous mettre debout en rang et dédicacer nos livres (oui c’est super bien organisé, c’est pas la fête du livre ou la Fnac). On nous donne un post-it avec notre prénom a coller sur le bouquin pour être sur qu’il ne fasse pas de fautes dans nos prenoms. Certains essaient de prendre des photos, et il  (David) dit gentiment qu’on est 400 et qu’il ne peut pas aujourd’hui a cause du temps et qu’il s’excuse. Chaque personne devant lui, je le vois echanger une phrase, signer, et enchainer.

Ma colone est appelée, je suis debout à droite de la salle et j’avance tout doucement. Je vais avoir que quelques secondes pour lui parler et pour essayer d’avoir un mot en plus que sa signature sur mon livre….Et là je me reconnais pas: je tremble, j’ai les larmes aux yeux de bonheur de réaliser un rêve de gosse, je sais pas ce que je vais lui dire ce que je vais faire je…

C’est mon tour.

David Duchovny (il regarde le post-it)  – « Salut Rémy comment sa va ? »

Moi : « Bien je te remercie. »   On se sert la main. (putain, Fox William Mulder m’a serré la main) (et oui, tu viens de comprendre enfin pourquoi j’avais appelé mon fils William, mais là c’est pas le sujet)

Si demain tu te retrouve devant ton heros d’enfance, ton idole ? tu lui dirait quoi ? Ben moi, je lui ai dit ça :

«  Je voulais juste te dire que tu es la raison pour laquelle je suis devenue acteur et écrivain. tu es pourquoi j’ai fais tout ce que j’ai fais dans ma vie et pourquoi j’ai tout quitté en France pour venir continuer ma carrière ici ».

Il me regarde, semble extrêmement touché. il me glisse un « merci. je sais pas quoi dire… »

et je continue « alors je sais que pour toi c’est pas important de me rencontrer mais je voulais juste te dire que je suis , là, en train de vivre un des moments les plus importants de ma vie. »

Il me sourit, me serre la main longuement, et me dit « bonne chance. je te souhaite Bonne chance Remy. »

Il  a lâché ma main, et je suis parti. Ce moment je l’ai pas en photo, mais j’en ai pas besoin. Je peux te dire l’ensemble des détails, je peux même te dire le nom de la femme qui était derrière moi et qui se faisait dédicacer son livre après moi (Margherite). Je l’ai rencontré. Je l’ai rencontré, celui qui fait que je suis là, mon héros, mon ami imaginaire… je l’ai rencontré. je fais quelques pas, et j’ouvre mes 2 livres…

Sur le premier, il a juste signé.

 

On a tous eu notre nom et une signature. sauf que moi, sur mon 2ème livre…

Il m’a souhaité bonne chance.

A 12 ans, j’ai décidé que mes rêves ne seraient pas des rêves, mais seraient mon futur. 22 ans plus tard me voilà à New York, à rencontrer mon idole et à me battre pour écrire et réaliser ma série télé. Et la journée d’aujourd’hui me montre que réaliser un rêve, c’est possible. J’en ai réalisé un. au suivant !

 

A celui qui m’a lu.

 

Rémy.S

 

P.S : et pour tous les fans d’X files, à la question « va-t-il y avoir une saison 11 de X files », il a répondu « probablement, on en a envie, on est en train d’essayer de caler les agendas ».

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Pas pour tout de suite…

 

A celui qui me lit…

J’ai longtemps hésité à écrire.  Je t’avais dit que bientôt, je t’écrirai et t’annoncerai de bonnes nouvelles…Mais elles sont pas là. Alors je fais quoi ? Je laisse ce blog vide ? J’attends les bonnes nouvelles pour ensuite écrire 12 posts d’un coup et te raconter 6 mois d’histoire que je t’aurais caché ? Non. c’est pas la promesse que je t’ai faite. Je t’ai dis que je ta raconterai tout. Et même si j’ai hâte de pouvoir prochainement écrire la fin de notre histoire et dire « ça y est, on est installé »…. Pour le moment, on y est pas. C’est pas pour tout de suite.

Mais une promesse est une promesse, alors je t’écris. Je sais même pas par où commencer…

J’ai rencontré une avocate. Disons que j’ai payé 250$ une avocate pour savoir comment améliorer la situation, parce que le problème principale est « comment rester ici ». Après m’avoir pris 250$ en liquide, elle m’annonce que, vu mon parcours d’artiste, je suis éligible au visa O, qui est le visa des « talents extraordinaires ». J’ai 15 ans de carrière, 5 Avignon, gagné des prix… Si l’entreprise explique bien qu’elle a besoin de moi et de mes idées, c’est jouable. L’avantage c’est que, Sandrine en tant que femme de Visa O peut faire n’importe quel travail. Donc je n’ai qu’a trouver une entreprise ou un agent artistique qui dit qu’elle a besoin de moi. Et dans ce cas là, pendant 3 ans : On est tranquille. Et d’ici là, comme me l’a dit l’avocate « ça vous laisse 3 ans pour gagner la green card, et sinon, le Visa O se reconduit sur 3 ans, donc sa fait presque 6 ans de tranquillité. et ça laisse du temps à Sandrine pour trouver un visa de travail« . OK, donc on doit chercher un Visa O.

Et puis Les 2 dernières semaines de Mars, Sandrine et moi avons eu la grippe. ça a atteint l’énergie, donc le moral. Pas facile d’être malade, limite cloué au lit, et de devoir quand même continuer à bosser. mais bon, la grippe finie, on est reparti au boulot.

Tu te souviens de mon invention « subtile phone » ? Une application dont j’ai déposé le brevet qui pourrait sous titrer n’importe quel spectacle et permettre donc à n’importe quelle compagnie de théâtre de jouer dans tous les pays, et aux sourd et malentendants d’aller enfin au théâtre ? Voilà la vidéo de démonstration.

Je me suis dit que ça serait une bonne piste pour commencer. J’ai crée le concept, donc n’importe quel entreprise qui veut le faire a besoin de moi, et Hop : Visa O. J’ai donc contacté 45 sociétés spécialisées en « création d’application mobile » ainsi que 100 des plus grands investisseurs.  Le mail disait en gros « j’ai une invention qui déchire, j’ai tout abandonné, rencontre moi ». Sur tout ce beau monde, j’ai eu 20 réponses qui ont conduit à 3 rencontres. Donc 3 entreprises potentielles pour avoir ce fameux « visa libérateur ».

  • la 1ère me dit « ton idée est geniale, c’est dingue que personne n’y ai pensé avant ». On va te donner des noms de businessmen et si ils sont interessés, ils nous donneront de l’argent pour te la faire (quel courage !)
  • La 2ème m’a fait visité Brooklyn ou j’ai rencontré 2 gars qui m’ont dit « ton idée est geniale, et si Google ou Apple en entend parler, ils te l’achèteront à coup de Millions. Mais on peut pas te faire un Visa O. Par contre, on peut faire ton application gratuite, et on fait fifty-fifty sur ce que tu en fais après.
  • La 3ème m’a dit :  » c’est du génie. Mes patrons sont 2 anciens comédiens, ils vont tout faire pour t’embaucher ».

Mercredi dernier me voilà donc descendre à Wall Street dans des bureaux avec vu sur Liberty Island. Mon Visa O et l’avancé qu’on attend est peut être dans ce rendez vous. Et ben….non. Parce que le petit Michael était très emballé et prêt à m’aider, mais son patron a vu que l’argent :  » Tu as un business plan ? Tu as 10 000 dollars ? Non. Ton idée est incroyable mais tu dois trouver un mec qui la finance. Nous on prend pas le risque : on va pas donner un Visa O a quelqu’un pour une idée dont on ne sait pas si elle va nous rapporter de l’argent….Mais c’est une idée géniale ! ça va marcher ».

Si on m’avait donné 10 $ a chaque fois qu’on mec m’a dit « ton idée est géniale , ça va marcher, mais c’est trop novateur pour être financé » j’aurais de quoi me payer un loft dans la couronne de la Statut de la liberté. Résultat je vais accepter le deal avec les 2 gars de Brooklyn. J’aurai mon prototype très prochainement. Mais ce n’est pas ce qui me fera rester. Donc pour le moment, ce n’est pas une priorité, et j’ai donc suivit pendant 1 mois une piste qui peut être super pour gagner de l’argent, qui a long terme sera utile…mais là tout de suite, ne m’aide pas. En gros, je suis sur une ile deserte, et j’apprend que j’ai gagné une cuisine équipé à mon retour sur Terre.

De son côté, Sandrine continue a chercher du travail et fait des touches. elle passe des entretiens mais pour le moment, pas de boulots, et surtout, aucun veut la sponsoriser. Ce qui les intéresse c’est qu’elle peut travailler immédiatement en tant que « femme de visa J ». Ce qui veut dire que Sandrine peut travailler, mais que ce qu’elle trouve ne nous fera pas rester. ça nous fera manger. Et pour le moment, on a rien de ce côté là.

Le seul moyen de rester, de finir de survivre et enfin de vivre, est donc que je trouve un boulot.

Retour donc à la case départ. Et maintenant, me voilà donc en train de postuler pour trouver du boulot parce que la seule bonne nouvelle est donc que je peux demander le Visa O, plus facile à avoir qu’un visa de travail classique. Reste plus qu’a trouver « l’entreprise » qui aura un coup de coeur sur mon travail.  J’ai 300 agents artistiques à contacter, et je vais maintenant passer mes matins et soirs à répondre à des annonces. La bonne nouvelle (parce que y’en a une) est que mon maitre de stage accepte (si jamais au grand jamais je ne trouve rien) de prolonger mon stage sur un an. Nous sommes donc assurés de rester au moins jusqu’en Octobre 2017. Mais pour le moment, sans boulot, ça va commencer a être compliqué financièrement, et sans grande avancé, les USA nous foutent dehors dans un an à grand coup de pied dans le passeport.

C’est dur. C’est dur parce que cette semaine, on y a cru, et que c’est pas pour tout de suite. Oui, ça fait que 2 mois qu’on est là, mais quand même. ça va payer, on sait tous que ça va payer… Sans lueur d’espoir on fatigue. Financièrement c’est compliqué, les enfants pour le moment ont beaucoup de courage, mais on aimerait vraiment améliorer notre quotidien pour eux. On ne vit pas, on survit. On a hâte de vivre.  Et le pire, c’est que comme le temps nous ai compté, le soir on est au tapis, et le le lendemain, on doit remonter sur le ring pour le round suivant. On est pas K.O, on est encore là, debout, mais on est sonné c’est sûr. On est sonné.

Les 3 dernières semaines ont été les plus durs car le moral, l’espoir et l’energie ont été atteints. Aujourd’hui j’ai appelé mes parents, et comme un môme de 12 ans qui vient de se faire plaqué pour la première fois, j’ai pleuré en disant « maman, je pensais que ça serait dur, mais je pensais pas à ce point. Je pense être quelqu’un de très optimiste mais là… Là pour la première fois de ma vie je vois plus d’espoir ».Et oui, j’avais pas envie d’écrire parce que, l’honnêteté est une chose, mais c’est pas facile de ce mettre nu et dire ouvertement « je galère, j’y arrive pas ». Pas facile d’avouer ses faiblesses. Surtout quand je sais que ça fera dire à pas mal de personnes « mais c’est evident que vous y arriverez pas, c’est couru d’avance, vous êtes fou ».

Et puis aujourd’hui, quelqu’un m’a écrit sur Facebook, et m’a écrit ça : « Coucou,
Je t’écris juste un petit mot pour te dire que je suis votre aventure à travers le blog et franchement… toi et ta ptite troupe me faite rêver ! C’est tellement énorme ce coup de poker que vous faites à la vie !  J’espère sincèrement que vos rêves se réaliseront parce que.. c’est tellement chouette des histoires comme ça. Des coups de folie pareils, qui valent le coup d’être écrit, d’être lu, mais surtout d’être vécu.Vous donnez l’envie et le courage d’en faire autant. Et avec toute l’énergie que vous mettez dans ce projet je me dis que c’est la moindre des récompenses que ça fonctionne. Alors c’est peut être pas grand chose mais sachez tous les 4 que quand vous avez un coup de mou de votre coté.. moi, outre-Atlantique je suis en train de te lire et vous me faîtes rêver. Courage ! Vous êtes à NYC, le rêve est possible, tout est possible ! »

Là tout d’un coup, je suis redevenu le « héros » de l’histoire. Tout d’un coup, le « j’y arrive pas » c’est transformé en « j’y arrive pas encore…Mais je vais y arriver » et le « on galère » est devenu un « on galère mais ça fait que 2 mois, et bientôt on va plus galérer ». Ce message m’a rappelé qu’une histoire, c’est un personnage qui tombe bas et qui va se battre pour aller encore plus haut qu’il était au départ. Mais surtout ce message m’a rappelé, que même si c’est difficile, même si tous les jours on se bat pour survivre dans cette ville et dans ce combat de réaliser notre rêve… Ben pendant qu’on se bat, même si on est pas encore champion, le simple de fait de se battre… ça te fait rêver.

Et donc que je me devais de t’écrire. Parce que si je te fais rêver, alors je suis content de le faire, et le fait que tu me le dises, ça me permet de rêver à nouveau, donc de retrouver de l’énergie et de l’espoir, et donc de retourner au combat.

Et je te t’ai fais la promesse de tout te dire. Alors je te dis tout. Parce que je tiens toujours mes promesses.

Et je t’ai fais la promesse que j’allais y arriver.

 

Rendez vous donc très vite. Le prochain round commence : Maintenant. Après tout, je suis assuré de rester encore un an et demi, et j’aurai bientôt le prototype de mon invention et Sandrine passe des entretiens. ça pourrait être pire non ?

 

A celui qui m’a lu.

 

 

Rémy.S

 

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Abby Birthday to you…

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A celui qui me lit…

Les semaines passent et ne se ressemblent pas. Déjà parce qu’aucune semaine ne ressemble a aucune autre ici a New York City (il se passe toujours quelque chose), et  aussi parce que nous avançons dans notre aventures. Mais encore une fois, je peux pas trop t’en dire. On travaille comme des dingues. Pourquoi ? Parce qu’on a un rêve à réaliser, qu’on a cette promesse qu’on s’est faite, qu’il est hors de question d’avoir tout sacrifié pour rien, et puis… Et puis on est pas tout seul. Parce que même si je les mentionne pas souvent dans ce journal (intimité oblige, je fais parti de ces gens qui pensent qu’on doit éloigner la vie de nos enfants d’Internet), nous ne sommes pas 2, mais 4. Il y a ma  p’tite girl, et mon boy.  Ils vivent depuis le debut une aventure encore plus incroyable que nous, et encore plus difficile. Et cette semaine était importante pour eux.

« papa ? hier j’ai rêvé de notre nouvel maison parce que cette maison elle est nulle« . C’est ce que m’a dit mon garçon cette semaine, et c’est là qu’on a encore plus réalisé que eux aussi vivaient des choses difficiles, sauf que eux, ils ont rien choisi. Depuis le début, chaque petit moment de repos après le travail (le vrai) et l’autre travail (trouver un moyen de rester) consiste à trouver tout ce que l’on peut faire faire aux enfants pour un budget…. pour pas de budgets. Depuis le début, on s’en tire bien, et chaque semaine est l’occasion de leur faire découvrir quelque chose. Cette semaine, c’est différent. Parce que Samedi c’est l’anniversaire de ma petite fille : 2 ans. 2 ans, sans argents et loin de tout le monde… on a intérêt d’assurer.

C’est pour cela que jeudi nous sommes allé au « ‘Children Museum of Arts » , un musée d’art exclusivement consacré aux enfants et à la création.  Et l’entrée pour 4 nous est revenu à 4$… Comment on a fait ? Quand tu viendras nous voir , un truc très important a savoir : 90 % des musées ont un système de « pay as you wish ». Y’a toujours un moment de la semaine, une heure une matinée ou un jour…. Où tu peux rentrer en donnant ce que tu veux. Le musée d’Histoire Naturelle par exemple, tu crois qu’il faut payer 25$ ? Regarde bien la billetterie, c’est marqué que si tu as pas les moyens, tu peux payer ce que tu veux. Mais, ça, pauvres européens que nous sommes, ça nous dépasse. Ici, quelqu’un qui a les moyens, il va payer ce qu’il doit payer, et quelqu’un qui peut pas, fera le « pay as you wish ». Pas de « profiteurs » pas de « voleurs ». Tout le monde est poli et respectueux des règles. si tu peux payer tu payes, et si tu peux pas tu payes pas. Personne pour « profiter du système ». Et nous ? Ben on a pas les moyens, au lieu des 10 $  nous avons donné 1$ par personne (quand certains ne donnent rien).  Le musée des enfants ? 2h d’animations,de peintures, de coloriages de découvertes des formes avec des supers animateurs. Bon, les parents ne font rien, on passe juste le temps a regarder nos loulous se foutre de la peinture de la tête aux pieds…Mais c’est ça être parent non ?

Le tableau (en bas à droite) est fait de centaines de petits miroirs bougeant au même moment et endroit de l’enfant en le détectant . rien que là, notre loulou à dansé devant pendant 20 minutes.

Et nous sommes rentrés dans notre appartement pourri…Mais sans souris (elle s’est fait avoir par le plus vieux piège a souris du monde, ça fait un problème de moins). Vendredi soir mon fils me dit « demain c’est l’anniversaire de ma soeur….y’a tout le monde qui vient ? » . Ben non. Y’a personne. La famille est pas là. Mais t’en fait pas mon chéri, demain, vous allez pas vous ennuyer.

Reveil de samedi on a pas trainé ! Bon anniversaire ma chérie ! Pas le temps d’ouvrir les cadeaux, y’a un Skype avec Mamie et papy qui t’attend et surtout….direction le quartier de Tribecca. « papa c’est quoi ce sac ?  » C’est pas un sac mon coeur : c’est ton panier de Pâques. Parce qu’ici on fête Pâques comme on fête Noël. Et il se trouve que des chasses aux oeufs sont organisées partout dans NY…et qu’il y en a une gratuite a Tribecca a 11h. On habille les loulous et on fonce pour être à 11h devant le bâtiment…. un monde ! La queue pour rentrer faisait tout le tour du bloc (au Palace à 20h) (blague que tu ne comprendras que si tu m’a suivi en Avignon). Mais on est aux USA pays de la civilité. Dans la file, tout le monde s’amuse et en 20 minutes, nous voilà au 11ème etage d’un immense building, dans une salle faisant la totalité de l’immeuble. L’eglise de tribecca a assuré ! des mini jeux de partout, distribution de limonades gratuites, mini jeux avec cadeaux pour tout le monde, le tout avec une vue imprenable sur L’Hudson et le sud de la City.

On pouvait meme prendre des photos avec le lapin de Pâques présent pour l’occasion. Sauf que les jeux le limbo les ateliers pour décorer ton panier c’est bien gentil…Mais nous on est là pour chasser les oeufs ? Et là tu te dis : « en France, comment on organise une chasse aux oeufs gratuitement pour 3000 personnes ? » et après…ben tu l’organises pas parce que ça va être le bordel. On est a New York ici. Ici, le respect des règles rend les choses simple. en arrivant, chaque enfant avait un bracelet avec marqué une heure. Il suffisait donc de se présenter devant la salle à l’heure demandée. Mais personne ne verifie les bracelets, personne ne verifie si tu fait l’animation 2 fois pour gruger et avoir double d’oeufs avec les cadeaux dedans. Personne ne gruge, personne ne triche, et tout se passe dans le respect et la courtoise la plus totale. Question : comment organiser une chasse aux oeufs quand t’es une eglise et que t’as pas de tunes ? Ben tu prends des ballons gonflables dans un lieu fermé, tu jettes un cartons d’oeufs en plastique qui renferme chacun un bonbon et un sticker (ou tatouage) et tu lâches 50 enfants  à la fois qui partent comme des furies ! C’était genial ! pendant 3 minutes nos loulous ont couru dans les ballons et ont fait leurs premières chasses aux oeufs.  Ils sont petits, les paniers étaient moins remplis que certains de leurs concurrents, mais ils se sont bien défendu. Et ils se sont éclatés ! et nous…on s’est eclaté de les regarder.

On mange au Mc Do (c’est ma fille qui a choisi) (si,  c’est ma fille qui a choisi, si ça avait été moi on aurait été mangé chinois, j’en ai grave envie en ce moment). et ensuite, dans le « top 10 des choses à faire à NY au printemps » se trouve « le Macy’s Flower festival ». Macy’s, c’est…. C’est Les galeries Lafayettes à un niveau ou les Galeries Lafayettes ressemblent à un Liddle. C’est une boutique de mode de maquillages très chic, immense… et chaque année pour Pâques, ils mettent des fleurs de partout ! En vitrine dans la boutique…  DE PARTOUT ! Mais on était jamais rentré chez Macy’s encore, et j’avais jamais vu autant de fleurs dans un magasin de ma vie. Mon rhume des foins a détesté, mais mes loulous ont eu un torticolis à force de regarder toutes les sculptures.

 

Mais un anniversaire sans gâteau, c’est comme un de mes articles sans faute d’orthographe : c’est pas possible. et là, on a quand même voulu y mettre le prix et marquer le coup. Où sert-on les meilleurs cheese cakes de New York ? Chez Junior’s bien sûr, sur la 45th vers Times Square. 45 minutes d’attente (bon 1h en fait), ça a été interminable. et puis nous avons eu une table : « heu… donc je vais prendre un cheescake crumble au pommes, mon fils va prendre une salade de fruits, ma femme un cheesacake mousse au chocolat et ma fille une tarte aux pommes…et…heu…c’est l’anniversaire de ma louloute, on…on peut avoir une bougie ? » et encore une fois, on est à New York, tu demande une bougie ? c’est ton anniversaire ? Imagine la tête de ma fille de 2 ans quand elle a vu 6 personnes arriver vers la table en commençant a chanter « happy birthday », que l’ensemble du restaurant s’est mis a chanter avec eux…. un silence…elle souffle la bougie… et voila l’ensemble du restaurant qui se met à applaudir ! on est resté une heure et tout le monde lui a fait des signes, des sourires et lui a souhaité son anniversaire quand ils passaient vers elle.  Et autant le premier que j’avais gouté à la framboise était bon, le apple crumb’ cheescake est divin !

 

Et puis nous sommes rentré tard. Tout le monde était bien fatigué. Aujourd’hui ? Aujourd’hui comme ma fille a eu pour son anniversaire un « kit exterieur Pat Patrouille »

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on a été a Central Park pour jouer l’après midi. Là je t’écris, ils sont couché. Ce soir, j’ai vu mon fils fermer les yeux et mettre ses mains l’une contre l’autre « fils ? qu’est-ce que tu fais ? »  » je demande une autre maison et d’aller à l’école bientôt, c’est comme ça qu’il fait le ninja dans NinjaGo« .

Comment on fait pour tenir ? Eux. Chaque jour passé à New York et a côtoyer cette mentalité americaine, me fait dire que nous avons fait le bon choix de les élever ici. Les américains ont des défauts, mais leurs valeurs humaines et leur rapport au travail est, selon moi, plus saint. Ils ont un meilleur avenir ici, c’est sûr. Tous les matins, je pars en laissant ma fille de 2 ans dans un appartement où elle ne peut pas se déplacer, et mon fils de 4 ans passer une journée sans amis et sans aller à l’école. Tous les matin Sandrine et moi on se lève, on regarde nos enfants et on donne toute notre energie notre force notre audace… Pour leur offrir la vie qu’on rêve pour eux, en espérant que cela arrive vite et que tout cela ne soit bientôt qu’un petit souvenir dans cette grande aventure. Et comme ça n’arrive pas encore, on leur donne encore plus d’energie pour les faire rire et rêver malgré la galère que l’on vit. J’espère qu’on y arrive. Promis mes amours, tout ça va bientôt changer. Je vous aime. et Bon anniversaire ma chérie.

 

A celui qui m’a lu.

 

Rémy.S

 

 

P.S : dans la section « pour la famille » tu trouveras la suite des photos. Comme c’est sécurisé, tu y trouveras des photos des loulous.

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Quand tu viendras nous voir…

 

A Celui qui me lit…

Je m’excuse. J’avais promis de t’écrire toutes les semaines mais là  tout va trop vite. Du matin jusqu’au soir nous nous battons pour réaliser notre rêve, pour arriver à rester ici… Et c’est juste très très compliqué. Nous sommes dans les derniers mètres d’une course d’endurance commencé il y a plus de 2 ans. Forcément les derniers mètres sont les plus difficiles, et notamment parce qu’on aperçoit la ligne d’arrivée. Elle est là, il manque pas grand chose… Elle est là, on peut presque la toucher et c’est à la fois excitant et frustrant de savoir qu’on y est presque, mais qu’il faut encore donner, encore se défoncer….ne rien lâcher. C’est ça, ne rien lâcher. Alors cette semaine, je vais m’amuser avec le temps, et je vais te raconter ces 2 dernières semaines….au futur. Pour te dire ce qu’on fera quand tu viendras nous voir.

Quand tu viendras nous voir on aura changé d’appartement. Là, ça y est, il ne nous amuse plus. Je ne mettrai pas de photos parce que pour le moment j’ai pas envie de le voir, j’ai pas envie que tu me vois dedans, j’ai pas la force et le second degré pour en rire… je le prendrai en photo à la fin quand on le quittera pour là, en rigoler avec toi. Mais là en plus depuis 10 jours on a une souris que j’espère désespérément attraper car les proprios ne me croient pas  (pour eux c’est impossible). Alors je vais l’attraper la prendre en photo et me faire offrir une réduction sur le loyer. Là, ça y est on est arrivé au bout du quartier super loin,  de ce trou à rat (sans mauvais jeu de mot). Sandrine est en train d’en chercher un autre. C’est tout aussi difficile que la première fois, mais là nos conditions de vies jouent sur le moral donc il faut qu’on déménage au plus vite. Quand tu viendras nous voir, ça sera dans notre nouveau chez nous. ça sera peut être de la même taille, mais toujours mieux. Et maintenant qu’on connait New York, c’est plus simple pour la recherche :  on sait ce qu’on veut, ce qu’on peut avoir, et où on veut habiter.

Quand tu viendras nous voir si t’es comédien je t’emmènerai sur la 40th Street à hauteur de Time Square pour aller dans LA boutique spécialisé en théâtre : le Drama Bookshop. Ici la règle est simple : une pièce jouée est forcément éditée (je sais, ça fait rêver). Ici, tu trouveras toutes les pièces, les partitions des comédies musicales… et si tu cherches du travail. Quoi ? En France tu galérais à chercher les nos et adresses des agents artistiques, pour savoir exactement à qui il faut écrire ? Ici rappelle toi, tout le monde à sa chance, alors fait comme moi, et achète ça :

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400 etiquettes d’agents prêts à poster

Pour 22 dollars se sont les contacts des agents artistiques classés pare genre…. avec nom et adresse sur étiquettes ! Tu as juste à prendre l’étiquette, la coller sur l’enveloppe, suivre les recommandations des photos livrées avec…et à envoyer. Postuler comme comédien n’a jamais été aussi simple. J’attends mes 300 CV et photos qui devraient arrivé par la poste (gentiment fait de France par ma copine Magali que j’embrasse par ailleurs). Et ensuite je postule. Alors quand tu viendras nous voir je t’emmènerai dans cette boutique et ça se trouve, je te présenterai mon agent. Qui sait ?

Quand tu viendras nous voir je t’emmènerai à Union Square qui est maintenant ma place préférée de New. On y passe tous nos week end !

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Union Square vu du 3ème étage d’une boutique

Le samedi, y’a un marché bio. Tout au bout, y’a une librairie de dingue de 3 étages. Un parc pour les enfants, des restaurants tout autour. Et surtout, y’a des joueurs d’echecs. J’ai joué avec l’un d’entre eux ce week end. Le gars s’appelle « T.C » et pour 3 dollars, j’ai joué avec lui. Enfin, pour 3 dollars, il m’a mit la branlé du siècle. Mais comme on a bien parlé il a passé une heure a me donner des conseils. C’était passionnant de prendre un cours d’échec en plein milieu de cette place. Je lui ai promis de repasser et de le battre. Quand tu viendras nous voir, on ira jouer contre « T.C » et tu m’aideras à lui mettre une misère.

Et si tu joues pas aux echecs, on ira à l’ouest de la place dans un magasin de bonbon à la Willy Wonka. Cher, mais….disons que le cadre est là pour te pousser à la consommation… et ça marche ! Dans cette boutique tu redeviens un enfant de 5 ans. Là en plus,c ‘est Pâques alors ils ont sorti les grands moyens (le lapin fait 3 mètres de haut).

 

On ira manger à « Five Guys » aussi. Pourquoi ? Parce que tout simplement c’est le meilleur fast Food des USA ! Tout le monde le dit alors on a voulu tester. C’est sur, de dehors, ça paye pas de mine, on est loin du flashy de Mac Do ou de la petite rouquine de Wendys. Mais la bouffe ! Tu composes ton hamburger. Les toppings (ce que tu peux rajouter) sont gratuits, tu payes que la base. Mais surtout : tout est fait maison ! Les steaks, les frites (oui, ils coupent eux même les patates, ça parait dingue mais les frites sont faites à la main), tout est fait sur place, il n’y a pas de congèles, tout est frais… et cuit à l’huile d’arachide. Les cacahuètes, qu’ils n’utilisent pas pour faire l’huile, sont dans des tonneaux et on peut se servir gratuitement. Quand tu viendras nous voir, commande une « petite frite » parce qu’ils te rajoutent facile 2-3 poignées en plus. (selon les rumeurs y’en a un qui va ouvrir à Paris bientôt)

 

Mais la première chose qu’on fera… bon d’accord c’est Time Square. Bon la seconde chose qu’on fera c’est ce qu’on a fait aujourd’hui avec les enfants : High Line Park. Classé 7ème sur les 946 choses à faire à new York…et personne en parle. High line Park c’est une ancienne ligne de métro aérien à l’ouest de Manhattan…transformé en un immense park. La nature a repris ses droits et new York a donc décidé de laisser pousser l’herbe et d’en faire un immense park qui va de Gansevoort Street à la 34th (entre la 10 et la 12th avenue)  soit à peut prêt 2 bonnes heures… à marcher sur cette ligne de métro/park unique, coupé de la ville, reposant. C’est beau, calme, original, je le met dans mon top 5 des endroits que je préfère desormais dans cette ville, alors quand tu viendras nous voir on se fera tout le High Line park, mais en attendant, je te laisse découvrir les photos que j’ai prises aujourd’hui.

 

Et puis quand tu viendras nous voir… Sandrine et moi on aura du travail, et les enfants irons à l’école. Je le sais. On sait pas encore comment, on sait pas pourquoi, mais ça sera le cas. Des choses sont en train de se mettre en place. Je peux pas te raconter pour le moment parce que si ça n’aboutit pas, ça n’aura aucun autre intérêt que de nous faire mal…. et on a pas besoin de ça pour le moment. Pour le moment, tous les Lundis, on se lève en disant que cette semaine va nous apporter des bonnes nouvelles, et tout le reste de la semaine on se bat pour les obtenir. On ne lâche rien, et chaque semaine, malgré la difficulté, on se bat encore et on donne encore plus. Notre motivation est dans le fait d’offrir à nos enfants le rêve qu’on a dessiné pour eux, et de pouvoir souffler, enfin, un petit peu. Paradoxal non ? on travaille comme des fous pour pouvoir se reposer !  Sandrine répond à 70 annonces par jours, a en moyenne 2 entretiens téléphoniques par semaine. Quand à moi je continue de frapper à toutes les portes en ayant des rendez vous et en rencontrant des gens, tout en continuant mon stage avec un papy, toujours « surprenant » (la semaine dernière, il s’est endormi pendant une interview télé de son client, et il a été faire « la grosse commission » pendant qu’il était au telephone avec un autre client…. et que j’écoutait le tout d’un autre combiné…).  On aperçoit des choses, mais comme on en aperçu avant et qui, finalement ne se sont pas faites. On garde le moral. Mais c’est pour ça que volontairement , comme les photos de l’appart, on ne dit pas tout pour le moment. On en parlera quand on aura des réponses, qu’elles soient positives ou non. Là pour le moment, tu nous connais, tu sais qu’on travaille comme des fous. Et c’est tout ce que je te dirai pour le moment. C’est dur, une fois par semaine on craque, mais juste après on sèche nos larmes et on y retourne. On se défonce, parce qu’on sait que ça va payer à un moment. Et quand tu viendras nous voir, ça aura payé, et on rigolera de tout ça. On te la racontera cette putain d’histoire de fou qu’on est en train d’écrire !

Et quand tu viendras nous voir, ça nous feras du bien parce que tu nous manques. On regrette pas d’être parti, loin de là. Même si c’est dur c’est LA ville et LA vie qui nous correspond. C’est pas le fait de pas te voir qui nous manques (ça arrivait qu’on se voit pas toutes les semaines). C’est que toutes ces choses que je vis, que je vois, que je goutte, que j’entend que je respire et que je touche…J’ai envie de les partager avec toi. Alors excuse moi encore pour ces 2 semaines sans nouvelles, et en échange, promets moi que un de ces 4, tu viendras nous voir, pour vivre en vrai tout ce que je t’écris, et pour te raconter autour d’un bon café Starbuck, d’un bon coca ou d’un bon hamburger, cette folle aventure qu’on est en train de vivre.

 

A celui qui m’a lu

 

Rémy.S

 

P.S : un petit mot sur le Facebook, un partage, un commentaire… j’aime autant te lire que j’aime t’écrire.

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Supermaket-Land

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A celui qui me lit…

L’Empire State Building, la Statut de la liberté, Central Park, le pont de Brooklyn l’appart’ de Friends… Mais au fond tout ça, c’est quoi ? Des aimants à touristes, des clichés américains vu par les européens que nous sommes.  Mais je vais te dire un secret : C’est pas le meilleur. Non sérieusement : c’est sympa à faire, mais y’a plus fun, plus surprenant, plus fou ! La plus grande attraction américaine , croit moi, l’endroit où tu vas le plus halluciner : c’est le supermarché.

Je dédie ce post à ma copine Annabelle une de celle qui me lit, comme toi, et qui  m’a demandé cette chronique. Je vais parler ici du « Target« , l’équivalent d’un « Carrefour » donc quelque chose de standard et très courant ici.

Et comme dans tout parc d’attraction, ça commence par l’entrée. Et quoi de mieux à l’entrée, parce que monter les escaliers roulants t’a fatigué, qu’un bon kiosque Pizza Hut  (au fond à gauche) et Starbuck pour te donner des forces !

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ça y est, tu as prix une part de Hawaïenne ? Tu as bu ton Tall Caramel Machiatto ? Alors je te propose d’embarquer. Et là, je tiens à saluer le génie absolu des USA. Parce qu’ici, ils ont résolu le dilemme des courses. En France, faire les courses commence toujours par un problème : quel enfant j’assoie dans le caddie, et lequel va marcher.  L’un des gamin pleure et te pourri tes courses. Ben ici, ce genre de problème n’existe pas :

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Y’a 2 sièges dans le caddie ! Avoue que juste avec cette invention tu es déjà en train de faire ta valise pour me rejoindre non ?  (et oui c’est bien des ceintures pour attacher tes enfants que tu vois sur la photo, n’oublie par le coté procédurier des américains) Et bien accroche toi à ce caddie 2 places parce que le voyage ne fait que commencer. parce que un supermarché c’est avant tout mettre en avant la fête du moment. Hey ? Mais c’est pas Pâques bientôt ? Tu sais les 3 lapins qui se court après en France ? Ben ici c’est pas une fête religieuse, c’est une institution (donc une institution commerciale aussi). Voilà le rayon Pâques :

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Et tout a été Paquisé pour faire plus vendre bien sur :

Continuons à arpenter ce monde étrange et commençons par le monde merveilleux : des boissons. Ici tu payes ta bouteille d’eau entre 2 et 3 dollars. Par contre si tu veux des Sodas, y’a toujours une offre. Cette semaine, c’était 5 bouteilles de 2 litres pour 5 dollars (à choisir parmi tous les sodas que tu veux). ça fait donc 50 cents le litre donc 5 fois moins cher que l’eau. Et niveau Soda : ben forcément y’a le choix :

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Et je ne parle que du rayons Sodas parce que juste après tu trouves le rayons jus de fruits, avec des tarifs équivalant à ceux des sodas.

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Sauf qu’ici tu trouves du jus de fruit qui s’appelle Hawaian Punch, une sorte d’Oasis mais chimique sans eaux de sources sans fruits et sans fun, qui est bleu, qui malgré sa couleur bleu est censé être à l’orange et à la framboise (what the fuck ?), et qui est tout bonnement dégueulasse (mais mes gamins en sont complètement gaga) :20160304_121205

Des bidons ? Ah non ! c’est les bouteilles standard ici ! on est plus en litre, mais en « Gallon »  qui fait environ 3 litres. Comme quand tu veux acheter le l’Ice Tea :

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Avec ça tu dors pas avant 2018

Et si tu veux encore moins dormir, je te propose d’aller acheter du café. Alors ici Senseo n’existe pas, tout comme Tassimo, Krups etc… Impossible même de trouver des sous marques. Pourquoi ? Ben si tu fais ton café à la maison,  tu ne vas pas pouvoir aller en « coffee house »  et donc faire marcher l’économie. Mais si jamais au grand jamais le gout du Dunkin Donut ou du Starbuck te manques, alors ne t’en fait pas, on a pensé à tout ici , tu peux refaire le café de la marque chez toi dans ta cafetière.

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Oui, le prix indiqué est bien reel : 6$ le petit paquet

Trop cher pour nous et on boit beaucoup de café. alors on achète pour le même prix…un « petit paquet de café » à la poignée intégré !

Et malgré tout… ben on est encore au rayons sucré. Ici aux Etats-Unis, toutes les religions sont représentées. Mais la plus importante : c’est le culte de L’Oreo. Ce gâteau est partout (à toute les sauce ! ahah ? Non ?…OK je sors). Alors forcément le rayon Oreo est…impressionnant !

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En ce moment y’en a avec de la crème verte parce que c’est bientôt la St Patrick

Attention par contre, c’est assez cher (5$ environ le paquet). Mais il est très facile de trouver des sous marques. Pareil pour les cookies : 5 dollars le paquet, mais plus tu descends en marques, moins c’est cher, et les sous marques sont un milliard de fois meilleurs (ben..c’est des vrais cookies tout mous américains !).

Et là, quand tu te dis que tu as tout vu de ce royaume merveilleux…arrive… le point culminant, le climax, celui où tu sais que tu va rester 2h, L’attraction la plus prisée de « supermaket-land » (mon attraction préféré) : Le rayon Céréale  !!!!!!!

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Toutes les formes, toutes les tailles, tous les gouts… de 2$75 pour les moins chers à 5$ pour les plus populaires .Mon coup de coeur :  les Lucky Charms ! Des céréales au miel avec des morceaux de shamalow (j’ai pas pris la photo désolé). J’en suis complètement dingue et mes enfants aussi (sauf qu’ils mangent que les shamalows). Tu te dis : « ça doit être ecoeurant ! » Alors tu n’as pas gouté les céréales au beurre de cacahuète !

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Lait + Céréales + cacahuètes : Hum ! Yummy !

ça y est ? Ton  caddie 2 places est déjà pleins de cochonneries ? Tu est prêt à passer au salé ? Bon, j’ai pas pu prendre le rayon « chips »en photo parce que y’a toujours un monde fou. Et le mythe du paquet de chips qui fait la taille d’un enfant de 3 ans pour 2 dollars n’est pas un mythe. J’ai pu me faufiler et j’ai trouvé LE produit qui m’a fait saliver :

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Les pops corns Werther’s original (adieu pop corns Baff)

Envie d’une soupe ? on part dans les classiques alors !

20160304_121914 2 dollars la petite boite qui ferait même pas le repas d’un bébé. On a pas gouté car c’est très très cher pour ce que c’est.  J’ai dis cher ? Tu dois pas savoir ce que c’est cher, toi français qui passe ton temps à manger des produits de luxe ! Si, tu manges des produits de luxe que je ne peux pas me payer en ce moment parce que c’est trop cher.  Toi qui me lit, je veux maintenant que tu réalises la chance que tu as de pouvoir t’acheter …de la mayonnaise et du Nutella !

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3$50 le « petit » pot

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7 dollars

Avoue que maintenant tu regardes ton placard et tu te sens riche ! Le rayon viande, rien d’extraordinaire, à part le fait que le jambon (4 dollars les 10 tranches), est carré et fait pile la taille de ton pain de mie !

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tout carré !!

Echo ? Echoooooooooooo ? y’a quelqu’un ? je me sens seul tout d’un coup, plus personne autour de moi y’a plus personnes, plus d’employées je….Oh non ! Je suis au rayons fruits et légumes !!!!!  Plus sérieusement, c’est impossible de se perdre tellement il est petit par rapport au reste !

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2 stands ! Et y’a personne alors que le magasin était bondé ce jour là

Quand au prix…Tu sais déjà que je vais te dire que c’est cher. Alors je vais te laisser découvrir par toi même le prix en photo !

Le record a quand été vu à 19 dollars pour 300 grammes de Fraises.

L’attraction t’as un peu secoué ? Tu est barbouillé tu as mal à la tête ? Besoin de vitamines peut-être ? Un Advil ? Un Malox ? Un Spasfon ? ça tombe bien, ici les médicaments sont en libre service. Pas de pharmacie, pour les médicaments de base, ils sont au supermaché entre les déodorants pour hommes et les caisses.

Et après tu passes à la caisse, sans oublier qu’ici les prix sont indiqués sans les taxes, donc n’oublie pas d’ajouter facile 4-5 dollars sur ta note sinon l’attraction sera salée !

Que te dire d’autre…pas de gruyère mais que de la mozzarella, pas d’alcool vendue en grand magasin… Non franchement, tu comprends le pays quand tu rentres dans un supemarché américain. Et c’est vraiment quand tu fais des courses que tu te rends compte que tu es dans un pays vraiment différent du tien. Mais je te rassure tu  peux t’en sortir pour des courses aussi cher qu’en France.Tout ce que tu as à faire, c’st la même chose qu’en France : prendre des sous marques, et ne rien acheter tout préparer, et cuisiner. Nous ça va, on s’y ai fait. Ce qui est marrant c’est que, même si tout est devenu « normal » (voir post précédant), faire ces courses ici est toujours surprenant, parce qu’on tombe toujours sur LE produit qui nous fait dire « non serieux ? ils l’ont fait ? » ou « oh p*** de B*** de m*** ce que c’est cher ». C’est toujours une attraction.

Mais une attraction ouvert de 9h du matin à 11h du soir 7 jours sur 7….même le dimanche !

 

A celui qui m’a lu

 

Rémy.S

 

P.S : N’hésite pas à laisser un commentaire sur le blog ou le Facebook, ou a poser des questions…ou même si tu veux me donner des idées de post comme l’a fait Annabelle : n’hésite pas et demande moi.  Car si tu aimes « être celui qui me lit » sache que j’adore être « celui qui t’écrit ».

P.S2 : merci d’être de plus en plus nombreux à lire nos aventures. Continue à en parler autour de toi.

PS3 : Avant vendredi, je rajouterai un article « pour la famille ». par contre tu ne seras pas averti par mail (car c’est une page et pas un post). donc pense juste à y passer regulièrement dans la semaine

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Retour à la normalité

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A celui qui me lit…

Ce que j’appelle « retour à la normalité » (les habitués de mes journaux le savent, mais ça se trouve tu viens de me rencontrer) c’est ce moment où tu retrouves ton monde. Tu es parti de chez toi, pour le travail, les vacances ou peut importe… pendant un laps de temps donné tu as accepté une « anormalité »… et puis soudain, tu te reprends ton réel, ton quotidien en pleine face. Tu retournes à la réalité, TA réalité. C’est ce qui marque la différence entre l’aventure et ta vie. D’habitude c’est quand tu rentres chez toi. D’habitude….

Voilà ce qui c’est passé cette semaine.

Ici la vie se met en place. Je te rassure, mon stage est toujours aussi passionnant que je te l’ai décris.  Mon maitre de stage est un amour (sa femme nous a payé des courses…j’y reviendrai à la fin, c’est un petit jeu que je t’ai reservé en PS), mais sinon, à part mettre des lettres dans des enveloppes, je passe le plus clair de mon temps à le regarder écrire des mails. Cette semaine on avait 2 rendez vous à l’exterieur. Le 1er a Time square avec une autre attachée de presse qui  a sollicité mon papy pour de l’aide : une jeune productrice italienne veut révolutionner Broadway et donc fait du networking :elle rencontre tout le monde. On y es allé. J’ai eu la contrainte de « surtout Rémy, tu parles pas, tu es une mouche sur le mur…tu dis rien« . Sauf que au moment où elle a demandé ce qu’il faudrait faire pour reussir à vivre ici en tant que productrice, et que papy et sa copine n’ont pas été foutu de lui répondre (elle est aussi energique que lui, plus compétente certes, mais sortie de son sujet elle connait pas grand chose)….ben je l’ai ouvert ! Et j’ai dis à cette jeune italienne ce que je ferai à sa place : Je lui ai dit « perso si j’avais une boite de prod en Europe, je viendrais jouer à perte à New York 2 semaines, et une fois que j’ai le tampon « joué à New York » sur mon affiche, je retourne en Europe, je fais un carton (parce que avec un tampon comme ça, en Europe, je fais un carton), je me fais de l’argent, et je reviens aux USA avec de l’argent et le Visa d’entrepreneur« .

Silence. Là, je flippe. Ok, d’accord, je devais pas parler, mais ça (et si mes professeurs de collèges ou lycées sont là ils peuvent mettre un commentaire) me demander de pas parler c’est demander à un banquer d’être honnête, un poissonnier de chuchoter, un ado de pas aller sur youporn (pardon, tu lis ça en France : sur Jacky et Michel)… enfin bref :pas possible. Silence…et….Je vois alors le visage de l’italienne s’illuminer « mais oui, tu as trop raison ! ‘. Elle part, la copine de papy (molassonne mais chargé de presse du OFF broadway quand meme) me couvre d’eloge en me disant que ma connaissance du marché du théâtre en Europe est impressionnante (heu….comment te dire ?). Une fois sortie, mon maitre de stage ne dit rien, et quelque secondes après il me sourit et me glisse un « t’es un homme très intelligent Rémy« , avant de me payer un p**** de cheese burger dans un resto. Il est pas méchant, c’est un ange….Mais il a pas de boulot a me donner, c’est tout.

Le soir, j’ai été avec lui a la 1ère d’un spectacle dont on s’occupe : l’autobiographie de « Sugar Ray Robinson » (le boxeur) en seul en scène…donné dans le resto que le vrai Sugar Ray a tenu à la fin de sa vie.

Bon, le spectacle était sans plus. Mai j’ai vu (et c’est pas péjoratif ou quoi que se soit, parce que ici sa se dit) un spectacle devant un public de black. Et ben ici les blacks au théâtre : ILS PARLENT TOUT LE TEMPS !

Le comédien : « Et là je me suis tourné vers Dieu« …

  • Le public : « Halleluyah god, help us Jesus !!!! »

Le comédien : «  J’étais pas bien. J’ai été voir ma mère, la mama »

  • Le public : « yeah baby, la mama  » « always go to mama »

En fait, mon maitre de stage m’a expliqué : les blacks vont au théâtre comme ils vont à l’église ici. Et ils répondent au comédien (à ce qu’il parait, au cinéma c’est pareil). Le spectacle était donc sur scène et dans la salle. Et puis à 22h…pardon…10pm, je suis rentré chez moi a pied, toujours étonné qu’a 10h du soir en plein Harlem je sois en sécurité, alors qu’ à Saint-etienne à 20h le samedi je me faisais emmerder 40 fois en 10 minutes.

Pour le reste du boulot, Sandrine, à raison de 50 annonces répondues par jour, a réussi a contrer toutes les statistiques de demande d’emploi de la part d’une étrangère et a obtenue 2 entretiens. Ces 2 entretiens n’ont pas aboutis (ils ne faisait pas de sponsor d’étrangers) mais ils lui ont quand même appris que son CV était remarquable et que si ils avaient pu faire du sponsoring, ça aurait pu se faire. ça lui a permis d’avoir confiance en son CV et de répondre avec plus de confiance en elle aux nouvelles annonces. Elle est pas loin, elle le sait, elle le sent.

Quand au reste de la semaine…ben tu sais, pour le moment on a pas trop d’argent.  Et comme je manque de mourir tous les jours en velo (prochain post, pire que le métro), chaque temps libre est l’occasion de se balader dans ce vaste monde qu’es New York City.

La semaine dernière au Rockefeller Center, avait lieu l’inauguration de la première boutique Nintendo de New York. et c’est qui qui y était ? (pas à l’ouverture mais juste le lendemain, donc tout comme)

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2 étages de consoles, de tests, de merchandising Nintendo, le tout entrecoupé de l’ensemble des consoles de la marque et des dessins des creations de Mario. C’est une boutique, c’est un musée… c’est rempli de t shirts de peluches etc… et en plus j’ai rencontré Mario (qui m’a remercié pour les 64 fois où je l’ai aidé à sauver Peach, et ils peut : ça fait 25 ans que je l’aide et il m’a même pas offert de t shirt cette crevure )

 

J’y passais tous les jours en Metro… Alors à un moment j’en ai eu marre et je suis allez voir la plus célèbre de toutes les gares du monde : Grand Central. Le nom ne doit absolument rien te dire…et pourtant je peux te jurer que tu l’as forcément vu au moins 15 fois dans les films. Et je confirme : oublie  Part Dieu, la gare de L’Est , Chateaucreux, Firminy, Roanne (désolé si tu vis en Ardêche, je sais que tu sais pas ce que c’est qu’une gare alors tu risque de verser une larme en voyant les photos), parce que a New York, LA gare central, c’est ça :

Incroyable, belle, lumineuse et figée dans le temps ! Situé sur la 42ème rue (Time Square) presque à l’angle de la 5ème Avenue, voilà LA gare à voir dans sa vie. Et si jamais en petit français que tu es, la nourriture de notre beau pays te manque…pas de soucis : Grand central c’est un centre commercial….qui a son propre marché couvert !

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Il faisait beau cette semaine, fini les -17 degrés. Alors on est aussi retourné a central Park :

Et sur la 45ème rue, attiré par l’affiche « Junior, the Famous best cheescake of New York City« … J’en avais encore jamais mangé au restautant….alors….

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Et je me suis régalé. Une tuerie (et pourtant j’aime pas le fromage) . 7$la part mais alors c’est exceptionnel. Et un soir de la semaine, on a fait nos newyorkais, en se tapant une pizza géante (2 parts et tu as plus faim)

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Et puis c’est après une semaine de Vélo à passer tous les jours devant, que je me suis rendu compte que je passais tous les jours devant Union Square et son batiment triangulaire

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(là c’est mon montage pour Instagram, y’en a qu’un je te rassure) et que tous les soirs en vélo je passais devant un théâtre qui accueille  le Talk show le plus regardé au monde :

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Attend….on remonte un peu dans ce que j’ai écris ? « on a fait nos newyorkais » ?… Ben oui. Cette semaine, pour la première fois de ma vie, je suis retourné à la normalité….dans mon anormalité. ça y est, c’est plus des vacances, c’est plus une aventure. Je prends les buildings en photos pour te les montrer, mais sinon je les vois plus. Je sais me repérer n »importe où à new York, faire ses courses est devenu banal et on emmène les enfants à Central Park comme on les emmenait à Jean Macé à Lyon. Parler anglais, les dollars, les inchs, la bouffe vendu dans les boutiques de fringues, le menu à 4 dollars du Wendys, faire ses lessives au lavomatic   aller à des rendes vous à   Time Square…. L’anormalité est devenue notre normalité. c’est chez nous maintenant. Nous vivons maintenant dans un quotidien banal au cadre fou. Notre vie maintenant est une anormalité normale !

un équilibre entre simple et fou que j’ai cherché toute ma vie.

A celui qui m’a lu

 

Rémy.S

 

 

PS : je t’avais promis un jeu au début. Bon, la femme de mon maitre de stage a eu un peu pitié de nous et nous a offert des produits français…et elle a laissé les prix. Alors à ton avis : combien pour ce morceau de fromage ? (descend pas tout de suite la fenêtre pour voir la réponse, essaye de deviner avant)

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alors ? Tu as vu par rapport à ma main c’est pas gros !

A ton avis ?

dis un prix.

C’est bon ?    Exagère  pas  non plus !

Voilà la réponse :

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Alors? tu avais juste ?

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C’était trop simple…

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A celui qui me lit…

« Alors, comment ça c’est passé ton premier jour ? » « bien passé ? » , « tu me racontes ? »  » Rémy, tu nous raconte ton Internship ? »…. ça fait 6 jours que je reçois les mêmes textos, les mêmes questions sur tous les supports numériques qui m’entourent et qui me lie encore à mon ex pays… et toujours la même réponse « promis, j’en parle bientôt« . Avoue le, tu le sens que c’est pas bon signe hein ? Quand on évite une question, c’est qu’on a pas envie d’y répondre, parce qu’on est pas fier d’y répondre. Et ça se passerait bien, j’aurai tout de suite répondu « oh mais franchement c’est du délire ! »…un peu comme je parle de New York en ce moment. Mais depuis une semaine je te parle pas de mon stage. Ouai…j’évite la réponse. Du moins je l’évitais. Avant de te répondre, je voulais être sûr de ma réponse, et de comprendre. J’ai compris, j’en suis sûr…alors je te réponds.

C’est parti.

Si j’ai compris quelque chose de Nw York c’est qu’entre ce qu’on te vend et ce que tu as, il y a une grosse différence ! Il y a la photo du Big Mac et la merde ramollie que tu ouvres dans ton emballage en carton. Il y a le merveilleux appart’ sur Airbnb immense génial, idéal pour les familles, et l’appart’ dans lequel on vit (les cafards sont parti, mais j’ai du calfeutrer la porte, la voisine de 65 ans d’en face fume des pétards et ça empestait le bédo chez moi). Car cette ville est un excès jusque dans la manière de se vendre…et de se voir.

Flashback, octobre 2015, je tombe sur une annonce de stage en or : Un attaché de presse et chargé de diffusion qui s’appelle « bla bla bla & associates » engage des stagiaires du monde entier. Au programme : formation à la critique de presse, à la gestion de contacts (très importants) rendez vous, photos de répétitions, apprendre à construire une critique et un communiqué de presse, le tout sur des pièces de Broadway, le tout chapeauté par (et je te jure que c’est écrit sur son site et qu’il le dit de partout) « le meilleur « press agent » de New York qui a d’ailleurs été attaché de presse du célébrissime « Blue Man Group ».  Forcément quand j’y ai répondu et que le gars m’a dit « je te veux absolument, donc si ça t’intéresse c’est oui »… Bien sûr, j’ai signé. D’autant que je signais en même temps mon billet pour New York. Le stage est pas payé ? c’est pas grave! Vu le gars je vais avoir des contacts tout le tour du bras.

Et puis Lundi je suis arrivé au travail, à 10h du matin, en chantant, tout fier…. ben j’ai vite arrêté de chanter ! Déjà, pas de bureau. celui que je vais appeler « mon papy » (mon maitre de stage est vieux) travaille chez lui dans un appartement de 35m carrées, appartement qu’il partage avec sa femme qui s’est fait opéré de la hanche donc est là toute la journée. Ca encore, c’est pas grave. Mon lieu de travail est l’appartement le plus bordélique et le plus sale que j’ai jamais vu. Quand à mon bureau : une petite table rond pour 3 personnes où je travaille à 25cm de papy (j’ai jamais été collé comme ça, je bouge ma souris, je lui touche le bras).  Là, il me dit qu’il ne veut pas que j’utilise mon ordinateur (j’ai un mac pro), car il veut ABSOLUMENT que ces stagiaires travaillent comme lui….la dessus :

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Quoi? tu ne reconnais pas L’interface ? c’est Linux ! Et tous les logiciels ont été installé via CD rom ou disquette avant les années 2000 ! Car oui, mon maitre de stage est bloqué en 1997. Il m’explique donc les icones : « ça c’est Word 98, c’est un traitement de texte, ça c’est la calculatrice, c’est pour calculer…et si tu n’aime pas trop Linux… (je prie pour qu’il me dise d’emmener mon mac) tu peux mettre L’interface Windows XP« . XP ? comme dans mon premier ordi quand j’avais 17 ans XP ?  Mon maitre de stage est figé dans le temps. il refuse la modernité car il pense qu’aprendre c’est perdre du temps, et puis il sait faire les choses comme ça…pourquoi changer ?

Pourquoi changer ? Ben il devrait, parce que le « meilleur press agent de New York »  est en fait le seul « press agent » à s’occuper de Cies du OFF OFF Broadway. Pour ton info :

  • Broadway = les super productions que tu vois à la télé : Cats, le Roi Lion, Jersey Boy, et tous les spectacles avec les stars.
  •  le OFF Broadway  = Les Cies de théâtres qui tournent plutôt bien en offrant des choses un peu différentes, sans le budget de Broadway, mais qui fonctionne (c’est ce que j’avais avant avec ma Cie et que font mes copains en France, en gros : c’est Avignon OFF section professionnels.
  • Le OFF OFF Broadway = …. C’est tous les trucs chelou que tu vois sur Arte et que tu demande « non mais les gars ils vivent vraiment de ça ? » c’est des trucs ultra contemporains, intellos, chelous, bizarres, que personne ne vient voir, mais l’artiste ne se remettra jamais en question sous pretexte que « personne ne le comprend ».  Fait par des amateurs car personne ne vient les voir en spectacle…Mais ils ont un message à faire passer au public….Même si y’a personne dans la salle !

Ben voilà. Mon papy, il gère pas Broadway comme son annonce : il gère les Cies du OFF OFF Broadway. et son boulot consiste à essayer d’emmener la presse à parler de ces cies dont tout le monde se fou et à écrire des communiqués détaillés pour être sur que le journaliste ou le public comprendra un minimum la pièce qu’il vient voir. Et c’est là où je veux en venir : y’a pas de boulot. Car tout ce qu’il faut faire c’est : lire le scénario, rencontrer l’équipe, faire un communiqué de presse (que seul lui fait) , inscrire le spectacle sur des sites de pub…. et le jour de la première, prendre des photos. C’EST TOUT !  Mon travail est donc de l’assister, mais ne sert à rien car comme il me l’a dit « de toute façon, rien de ce que tu fais n’est important, aucune erreur que tu feras ne me fera perdre un client ». wouah ! ça me motive ! je sers à rien !!!

Comment j’ai su que le gars ne marchait pas ?

  • Quand je lui ai demandé les statistiques de son site de critique de presse, il m’a répondu « je les ai regardé au début mais ça m’interesse plus ». ça, ça veut dire « je voulais pas me déprimer tous les jours en constatant que personne ne regarde mon site
  • quand je lui ai demandé combien il gagnait, il évité la réponse. Quelqu’un qui gagne un minimum sa vie, surtout un patron recevant un stagiaire, n’a généralement aucun tabou d’argent. C’est la base d’un emploi, donc une réponse qu’on donne.
  • et quand je lui ai demandé si ça lui ai arrivé de pas aimer des spectacles qu’il représente, il m’a dit « je n’ai pas le droit de juger un spectacle….Mais je n’assume pas la plupart de mes clients« .

Du Lundi au jeudi, papy m’a fait lire (à 30cm de lui) plus de 70 critiques de presses qu’il avait écrite, des tutos pour apprendre à écrire (notamment un pour apprendre à écrire des pièces de théâtre !) et les 15 scenarios des pièces (donc inintéressantes selon lui) que nous allons représenter. J’ai passé 4 jours, à lire sur un ordi de l’avant guerre, des choses que je connaissaient ou des scenarios de merde (et c’est pas moi qui le dit, c’est lui….mais je te le dit, j’ai jamais rien lu d’aussi pourri).  Je n’ai rien fait d’autre . ah si ! J’ai posté 5 lettres à la poste.

Je suis rentré Jeudi soir et je me suis effondré, déçu de me dire que ce stage allait être un fardeau pendant 9 mois. Qu’il n’allait m’emmener aucun contacts, aucun reseau, parce que je suis tombé chez un gars qui croit être un killer, alors qu’il a juste eu un quart d’heure de gloire avant de se faire jeter par le « Blue Man Group ». J’ai passé une nuit blanche à me demander ce que je faisais là, à me dire que encore une fois, je m’étais fait avoir , que ça allait être long et que j’allais perdre mon temps.

Mais j’aime pas perdre mon temps. Et je m’appelle Rémy.S, et quand y ‘a un truc qui me gonfle, patron ou pas patron, vieux ou pas vieux, je l’ouvre. J’ai pas tout quitté tout vendu pour passé des journées à regarder l’horloge sur un Comodor 64 qui a encore un lecteur disquette.  Alors vendredi matin je sui  arrivé au boulot et lui ai dit « OK, aujourd’hui, je vais refaire ton site Internet, parce qu’il est pourri. les sites HTML années 90 c’est foutu, ça te vend pas, ça donne un côté amateur.Je vais refaire toute ta communication parce que sur Internet t’es invisible. J’aimerai qu’un des 4 tu sois fier d’aller voir les statistiques de ton site. Parce que ce que tu écris est super, mais si personne le lit c’est inutile. Je suis écrivain et directeur artistique, mon boulot consiste à écrire et mettre en valeur ce qui est écrit. alors je vais t’aider. L’internship c’est un échange. ». Ca l’a séché mais d’un autre côté, tout ce que je disais était vrai, alors il m’a laissé faire. Et il a aimé ma fanchise, constatant que je serai pas un stagiaire cireur de pompe qui ne lui apportera rien. En une journée j’ai transformé son site pourri en un blog jeune, moderne et facile à gérer. Il était séché d’une telle rapidité et lui (et sa femme) on trouvé ça génial.

Quand au soir, on a été voir un spectacle de danse contemporaine, tellement contemporaine que j’ai rien ressenti, rien retenue, et que c’est sensé montrer l’évolution du temps, mais moi j’ai appelé ça « les powers rangers bourrés »

9 mois. J’ai 9 mois à travailler avec un papy adorable (il m’a prêté un velo, un grille pain, m’a acheté un casque de vélo) mais qui est en fait un chargé de presse amateur, persuadé d’être aussi pro que les compagnies dont ils s’occupent. 9 mois a être dans un milieu théâtral intello que je deteste et qui me regardera de travers à chaque fois que je dirais « séries télé, comédie musical, X files Marvel ou Disney ».

Il m’a fallu du temps pour te répondre car il m’a fallu du temps pour comprendre…que ce stage…c’est pas mon moyen de rester. Si l’apart pourri que j’ai doit tenir le rôle de « premier apart », ce stage n’est finalement QUE mon billet d’entrée. Et il m’a fallu 2 jours pour le comprendre. Pour comprendre que je vais bosser 10 fois plus, parce que je vais donc revoir l’ordre de mes priorités. Tous les jours de 10h à 17h je vais aller faire mon stage, honorer mon billet d’entrée qui a un prix : me faire chier, et trouver un moyen pour que je me fasse le moins chier possible comme j’ai commencé à le faire en travaillant sa communication. Mais le plus important : tous les jours, je m’occuperai de ma carrière (rencontre avec les prods, recherches des agents artistiques, des chaines de télé, proposition de spectacles) en avançant et en profitant du fait d’être sur place. Qui plus est, si je trouve un boulot, je reste définitivement ET je quitte ce stage. Une belle motivation.

Je ne vais donc pas m’étaler sur ce stage. Je ne vais plus t’en parler parce que c’est grâce à lui que je suis là, mais c’est pas pour lui que je suis là. Maintenant que je me suis réorganisé et que j’ai compris comment ça marchait, je peut avancer.

Donc pour répondre à ta question : comment c’est passé mon stage ? Nul, inintéressant, inutile, pathétique et je m’emmerde profondément quand j’y suis.

Et maintenant je te laisse, faut que j’aille révolutionner Broadway le cinéma et la télé américaine !

 

A celui qui m’a lu

 

Rémy.S

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Tuto : prendre le métro à New York

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A celui qui me lit…

Ca y est, ma première semaine  de travail à commencé. Lundi dernier, j’ai commencé un stage….comment dire….disons que j’en parlerai mieux dans l’autre post parce que plus les jours avancent, plus j’arrive à m’en détacher et à en rigoler, donc je me dis que si j’attends demain pour t’en parler ça sera mieux (ouai, c’est pas terrible pour le moment). Et puis voilà, l’apart’, l’aventure, la statut de la liberté… Cette semaine j’ai envie de m’amuser. La semaine a été super dure. Et quoi de mieux pour m’amuser que de te parler de ce que j’ai fais Lundi pour aller au travail : j’ai pris le métro…. A New York !

Si comme moi tu es capable de te perdre dans le parking sous terrain de ton propre immeuble, qu’il te faut encore un GPS pour aller à des endroits que tu connais, que tu trouves que les 2 lignes de Tram de saint-Etienne sont déjà compliquées,  suis mon conseil : une fois à New York…. PREND UN TAXI !

Je voulais publiquement par l’intermediaire de ce blog m’excuser auprès de la ville de Paris sur laquelle j’ai pesté à chaque fois sur la qualité de son métro, sur les indications, et sur la logique. Parce qu’a côté de new York, niveau transport….Paris : c’est Brive la gaillarde (j’embrasse mes amis de Brive par la même occasion).

Le métro à new York : c’est ça :

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Ah….oups ! pardon, désolé, j’ai mis que le bas de Manhattan ! Je reprends. Le métro à new York : c’est ça : 

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Et encore, tu regardes le plan, c’est que le début. Les emmerdes arrivent après. Pourquoi ?  Comme tu peux le voir sur le plan chaque lignes de couleurs sont accompagnées de petits numéros. La ligne rouge par exemple c’est 1-2-3. Cela signifie que les lignes 1-2-3 passent par cet arrêt. Et oui, tu as bien entendu : plusieurs métros peuvent aller dans le même sens. Plusieurs métros vont avoir un trajet commun. Toi tu te dis « super, ça veut dire que si je loupe un métro, je peux en prendre un autre et gagner du temps…. Et là je te réponds « si seulement…. »

Voilà un arrêt typique :

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Cet arrêt c’est l’arrêt de « Grand Central » pour la ligne 7 locale direction « Time Square ». Et maintenant je t’explique :

chaque ligne de métro a :

  • la ligne qui va de A à B en local
  • la ligne de A à B en express
  • La ligne qui va de B à A en local 
  • la ligne qui va de B à A en express.

Alors maintenant reprends la carte, et quand tu vois un chiffre ou une lettre, dis toi que cela correspond à 4 lignes de métro ! ça veut que c’est environ 50 lignes qui parcours la ville en même temps.

D’habitude, quand tu prends le métro dans une ville lambda, tu es à un quai, et de l’autre côté, il y a le métro qui va dans l’autre sens. Ben pas ici. Ici quand tu es à un quai il est au milieu, entre 2 métros. Le quai correspond à la ligne (le chiffre) ET la direction que tu dois prendre. Ensuite tu as le choix : prendre la ligne en local (qui va faire tous les arrêts) ou prendre la ligne en express (qui va sauter les petits arrêts pour aller directement dans les grandes stations sans savoir vraiment lesquelles.) Mais les 2 métros vont dans le même sens….enfin… pas toujours ! ça dépend des arrêts ça dépend des lignes…

Mon trajet pour aller du boulot, le voici (tu peux regarder sur la carte si tu veux). J’habite pour le moment à East Harlem pas loin de la 116th VERTE (en haut à droite de central Park).Pour aller à l’arrêt « Christopher street » à Greenwitch (en bas à gauche ligne rouge), je dois prendre la ligne verte (4 5 ou 6) jusqu’a Grand Central, puis la ligne 7 jusqu’a Time Square puis la ligne rouge (jai appris en me plantant que c’était la 1) jusqu’a Christopher. Le tout (encore une fois appris en me plantant comme un pauvre touriste) en local,car aucun de mes arrêts sont des express. Rajoute à ça qu’en ce moment les ligne 4-5 dans le sens direction « Bronx » fonctionnent mal et que plus de 6 stations ne sont pas desservis à cause de travaux donc qu’il faut s’arrêter plus loin pour ensuite prendre une autre ligne en sens inverse pour enfin retourner à la 116th verte et rentrer chez moi…

Oui, je me suis perdu ! bien sûr que je me suis perdu ! je m’étais perdu à Lyon entre le tram T1 et T2 alors là, j’étais foutu ! Le premier jour j’ai pris le mauvais chiffre, le 2ème je suis monté dans  la ligne 5 donc j’ai sauté ma station car en travaux et je me suis retrouvé dans un quartier craignos de Harlem, j’ai pris l’express de la 1, j’ai oublié de descendre à Time Square et en prenant l’opposé…mais j’ai pris le même que j’avais quitté donc j’ai été encore plus loin… Bref : 3 jours de métro New Yorkais …Mais après 3 Jours…. ben ça allait ! Et maintenant je suis incollable en métro new Yorkais, 3 jours maintenant sans aucune erreurs !  J’ai enfin dompté le métro le plus compliqué au monde !!!! (tu applaudis en me lisant ? tu peux, là je le mérite).

On parle 2 secondes de l’ambiance et du prix ? L’ambiance ça va, parce que même le soir y’a du monde dans le métro, et sur les grandes lignes, ça va ça ne craint pas. Les gens sont tous comme on l’imagine avec leurs cafés Starbucks a petit dejeuner, ou en train de dormir. L’animation ? Exit le vieux roumain et son accordeon, ici les mendiants font du gospel ou du jazz donc pareil, c’est sympa. Y’aura toujours un ou 2 cons pour parler fort, mais le respect ici est de taille : tout le monde se lève pour des enfants ou des personnes âgées, une personne tombe et tout le monde l’aide à se relever, et si tu es perdu, tu as juste à crier « c’est bien métro qui va à…. ? » et tout le monde te répond. Le métro New Yorkais est à l’image de cette ville : dans la démesure, avec une propre logique qu’il te faut accepter comprendre et te l’approprier , mais à l’humanité très loin de ce qu’on peut en voir dans les films ou aux infos.

Le prix ? c’est cher : 3 dollars pour un trajet. Et dès que tu sors du métro tu dois repayer. Cette semaine, il a fait très froid (-17 degrés), donc mon maitre de Stage n’a pas voulu me prêter son vélo tout de suite. J’ai pris un abonnement semaine qui m’a couté 32 dollars (environ 40 euros) et pour le mois, c’est 120 dollars environ (tarif etudiants chomeurs etc…).  Par contre, y’a des stations superbe comme « Pensylvania » ou « Grand Central » qui sont des villes avec même des restaurants à l’intérieur.

Mais 120 dollars ? c’est trop cher pour moi. Alors depuis jeudi, j’ai un vélo. Oui c’est plus long, oui c’est un peu plus dangereux . Pour faire simple  : tu sors des pistes cyclables tu es mort. Ici c’est la ville des taxis. Donc on sort pas des pistes cyclables qui sont respectés (mais vraiment respecté car s’il t’arrive quoi que ce soit sur une piste cyclable, c’est un procès au cul au taxi qui t’a roulé dessus, et tu deviendras plus riche que jamais). Mais franchement ça se fait ! Environ 45 minutes pour aller au boulot,mais je traverse Manhattan ! Si tu re-regardes le plan, dis toi que tous les jours, j’ai le choix entre traverser l’Upper East Side, la 5ème Avenue et les quartiers d’affaire, ou Central Park et Time Square. Y’a pire comme trajet quotidien ! Le vélo sera en tout point une bonne alternative au métro.

Et puis, ça me permettra d’évacuer le stage…mais ça je t’en parle demain.

 

 

A celui qui m’a lu.

 

Rémy.S

 

P.S : Si tu as connu des galères de Métro à New York, hésite pas à laisser un commentaire sur le blog ou sur mon Facebook. Et merci d’être de plus en plus nombreux à être « celui qui me lit ». Continue à t’abonner ou à partager.

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Une place, un park, et une grande dame !

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A celui qui me lit…

New York, c’est une ville de barge. Non mais vraiment. C’est une ville de fous faite par des fous pour des fous et aussi extravagante et démesurée que tu peux l’imaginer. J’ai envie de t’en parler. J’ai envie de t’en parler parce qu’ici maintenant….ben c’est chez moi ! Et cette semaine, en plus de commencer les démarches administratives, d’avancer dans notre projet, on a pris le temps de visiter.  Et ce que j’en ai vu n’a fait que me confirmer que c’est ici que je voulais passer le reste de ma vie. Et la seule chose que je peux te conseiller, si tu n’es jamais venu à New York…. c’est de ne pas venir !

Time Square

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A 13 blocs en dessous de Central Park, sur la 7ème Avenue, se trouve la place la plus belle, la plus folle la plus incroyable que j’ai jamais vue. Est-ce que tu crois qu’on a tous un lieu qui nous correspond ? Tu sais comme on aurait chacun une couleur, un chiffre, une odeur une fleur…. Parce que si c’est le cas, mon lieu, c’est celui là ! Time Square. Si un jour tu viens, je t’y emmènerai tout de suite… et voilà ce qu’on fera (pense à me le rappeler on appellera ça « l’effet Time Square ») : tu fermeras les yeux, je t’emmènerai en plein centre…. et tu les ouvriras…. Et là ! Et là tu tomberas nez à nez avec des buildings immenses qui couvrent le ciel, mais pas besoin de ciel ! Car ici se sont les écrans publicitaires qui font le jour et la nuit ! Il fait jour tout le temps à Time Square sauf quand la pub change. A ce moment là, tu te retrouves plonger dans le noir. Et si tu tends ta main, alors tu vois ta peau changer de couleur en fonction de la lumière sortant de ces immenses panneaux, aussi grand que ton imagination…. Mais en même temps cette place… tu la connais ! A chaque pas tu te rappelleras un film ou une série qui a soit détruit soit mis en valeur cette place unique au monde. Remplie de magasins, de restaurants, de la célèbre boutique « M&M’s world » a la boutique de chocolat « Hershey », du Disney Store au restaurant « Bouba Gump » (celui du film)… Time Square est une place pour l’entertainment, le show le spectacle. J’ai ressenti fois mille ce que j’ai ressenti la première fois que j’ai mis les pieds au festival d’Avignon ,car c’est ici que tout se crée. Broadway et ces théâtre : c’est ici. Les studios de télé : c’est ici. Les bars de stand up comedy c’est ici. En ce moment, Bruce Willis joue dans « Misery » au théâtre, il finit dimanche ! Bruce Willis ! sur scène ! entre Aladin , Stomp et le Blue Man Group. Y’a qu’un touriste ou un artiste pour aimer cette place (détestée par beaucoup de new yorkais). Mais j’ai pas adoré : je suis tombé amoureux !

Central Park

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Le secret de cette ville de barge ? Comment elle réussit à continuer à vivre sans exploser ?  C’est que le coeur de cette ville de béton, de folie, de vitesse et d’argent…. C’est le Park le plus grand et le plus paisible du monde.

En plein coeur de la ville ! Elle a été construite autour, se trouve Central Park. Central Park c’est comme le grand Canyon : tu as vu dans les films, tu penses connaitre, tu crois que c’est grand….non…. c’est pas grand : c’est immense ! 341 hectares !  7 lacs ! Un zoo, un musée. Tu regardes de chaque coté, tu vois les buildings au loin…mais ça te semble loin car le bruit et l’effervescence de la ville n’arrivent pas à rentrer dans le parc. Ici le temps s’arrête, les gens font leur jogging, se baladent en amoureux, prennent des photos, donnent à manger aux écureuils (ils sont hargneux les écureuils, fait gaffe quand même, ils ont pas peur des gens ces cons).  On a mis 3h pour le traverser de nord au sud…Mais en faisant qu’une ligne droite ! parce qu’il faut plusieurs jours pour faire le parc. Les enfants ont adorés. On est plus en ville, on est pas non plus à la campagne…On est dans un cocon, dans un bonbon shamallow (où il a fait -8 degrés quand on y était, donc un chamallow où on s’est quand même bien gelé les burnes ). Hâte d’y retourner au printemps et de voir mes gamins y apprendre à faire du vélo ou jouer au football américain avec leurs copains.

 

La statut de la liberté

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Y’a des choses à faire dans une vie et des monuments à voir. Ben je pense que la statut de la liberté en fait partie. 18 dollars pour prendre le ferry et monter jusqu’au premier étage. On a pas pu par contre monter dans la couronne : c’est complet jusqu’en Mai ! (si tu veux voir la statut quand tu viendras pense vraiment à réserver parce que c’est blindé tout le temps). Et pense aussi à t’armer de patiente, parce que le passage de la douane c’est rien à comparé de la statut : 3 passages de fouilles ! Avant le ferry, après le ferry, et avant de rentrer dans le bâtiment. Et comme à l’aéroport : pas de ceintures, on vide tout dans des caisses, détecteur de métaux : la total ! Rien ne pourra jamais tenter de détruire le symbole  de l’Amérique.  La statut de la liberté, ça vaut le coup pour la vue imprenable que tu as sur New York city (la première photo que j’ai mise, tout en haut, faite sur Instagram)mais en soit c’est pas le truc du siècle, c’est même cher pour ce que c’est.

Et pourtant c’est mon plus beau souvenir. Parce qu’en fait, c’était le rêve de mon fils. Il voulait donner sa tétine à la statut de la liberté pour plus être un bébé. Une fois sur place, on est tombé sur celui qui s’occupe de l’entretient de la statut qui a pris la sucette et à promis à mon loulou d’accrocher sa tétine. Alors quand tu y seras, quand tu lèveras la tête pour voir l’intérieur de la grande dame, essaie de voir la tétine de mon fils, elle y est accrochée. Et a chaque fois qu’on la verra, on se souviendra que c’est la que mon fils a cessé d’être un bébé pour devenir un petit garçon. Belle histoire non ? (tu pleures?  vas-y personne regarde !)

Une place, un parc et une grande dame… Mais c’est ça New York !  Alors avant de te parler  de la vie quotidienne et de se marrer avec le mode de vie américain, (y’a vraiment de quoi, sérieux, on a été faire les courses, rien que ça c’est un sketch !) je voulais prendre le temps de partager la putain de claque que m’a mis la ville. Et c’est pour ça que je te le confirme : si tu n’es jamais venue à New York  : ne viens pas. Parce que si tu viens…

…Toi aussi tu voudras plus jamais repartir !

A celui qui m’a lu

Rémy.S

P.S : si tu connais ces lieux, ou New York,  hésite pas à venir laisser un commentaire pour partager tes impressions, ou à conseiller d’autres trucs à voir.  Et merci  d’être de plus en plus nombreux à suivre ce blog et à vous abonner.

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C’est ici que tout commence…

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A celui qui me lit…

Une histoire c’est une histoire…  Je pourrais te raconter que quelques jours après notre arrivée, on a passé notre temps à visiter des appartements, et qu’on est tombé sur un proprio super sympa qui nous a dit « bon, vous êtes français, votre projet est génial, vous me rappelez mes petits enfants… j’ai un loft à Soho…je vais vous le louer pas cher »… Je pourrais te raconter  le coup de bol de malade de tomber par hasard sur l’annonce que personne n’a vue et  d’avoir  pu avoir un appart’ tout petit mais avec vu sur Central Park…

Mais je peux pas le faire. Je peux pas le faire car j’ai promis d’être sincère dans le récit de cette aventure…. Et parce que le scénariste que je suis aime les belles histoires. Et les belles histoires ne font pas intervenir la chance. Non. Elles sont difficiles et c’est pour ça qu’elles ont une belle fin.

Chercher un appartement à New York… Alors c’est simple : tu oublies tout ce que tu sais de l’immobilier, et on repart à 0.

Où chercher : 

  • hotpads.com. Super. Tu rentres ton prix et tu as la carte de New York. Y’a plus qu’à cliquer.
  • nakedapartment.com  même principe
  • sublet.com là, on est proche de l’illégalité car c’est un site spécialisé dans la sous location.
  • craigslist.com  là tu trouves de tout. c’est le  « boncoin » américain avec ce qu’on peut trouver de meilleur et de pire niveau arnaque.

Et voilà  ce qu’il faut savoir sur le fait de se loger aux USA et à New York

  • Le « Credit score ». C’est un chiffre que te donne ta banque. Ce chiffre est une « note » jugé sur ta paye, tes crédits, ce que tu as de côté…bref : tout ton financier se transforme en  un chiffre. Un bon credit score (demandé par les proprios) se situe entre 600 et800. Quand t’es étranger ? Ton score est négatif. (Bienvenue aux USA !)
  • le garant (ou guarantor) ne peut être que américain. Si  papa maman ou Kendji  Girac te donne de l’argent de France…. ben ça compte pas.  il faut que le garant habite ici.sinon…c’est plus cher.
  • un appartement vide a toujours la cuisine équipé. Mais pas toujours de quoi brancher la machine a laver qui se trouve au sous sol, ou il faut aller au lavomatique.

Et enfin, entrer dans un appartement c’est prendre en compte 3 chiffres :

  • le loyer (rent) (quand t’es étranger, on peut te demander comme tu n’as pas de credit score, de payer l’année complète à ton arrivée. Vu les loyers, j’espère qu’il te reste de l’argent sur ton livret A ou que tu as gagné au poker dimanche dernier)
  • the deposite (la caution, souvent un mois ou 2  de loyer)
  • les « broker fees » (les frais d’agence,2 mois de loyer ou 15% du  loyer annuel )

quand au montant des loyers…. je vais garder ça secret pour le moment.

Et maintenant on cherche. C’est ce qu’on a fait pendant 5 jours en répondant tous   les soirs à  à environ 30 annonces d’appartements (à savoir que je faisais ça de France durant  3 semaines avant notre départ)

Jeudi dernier nous avons visité des appartements dans le New Jersey, à West New York et à Jersey City. C’est là :

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En bus ou en train, c’est à 30 minutes de Manhattan donc faisable et les loyers sont pas cher (pour ici).

Voilà ce qu’on a visité :

Dont certains avaient une vue…disons… sympa :

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Le problème ? Un loyer en moyenne de 1700 dollars (pour 60 mètres carrés) et les brokers + les garantees + les loyers d’avance parce qu’on est  des étrangers vilains pas beaux…. montant à débourser : 6000 dollars. Juste pour entrer dedans, donc sans meubles electricité Internet…mais chauffage et eu chaude compris (t’as rien mais t’as pas froid)

Là…on commence à comprendre que trouver un appartement sans travail va être très très compliqué. Mais tu me connais, quand j’ai une idée en tête, je l’ai pas ailleurs, et parce que je m’appelle Rémy.S, à ce moment précis je suis sûr que je vais trouver un loft à Time  Square pour 1000 dollars en colocation avec Jimmy Fallon.

Je trouve l’appartement du siècle ! 1600 dollars dans le Queens, dans un quartier super cool, à 6 arrêts de métro de Time Square. Tout est compris dans les charges et en plus il est en rénovation,  on va être les premiers à le visiter… Lundi dernier on y est allé.

Je te jure sur mes enfants que j’ai jamais vu une merde pareil ! au 3ème étage avec des escaliers tellement pentu qu’on aurait dit une echelle, une chambre aussi grande qu’un toilette (un lit ne rentrait pas)…et l’ensemble de l’immeuble à 30cm du métro aérien… le métro est passé…l’immeuble a tremblé… on est parti.

Et Lundi après midi on visite l’appartement de rêve. Dans L’Upper East Side (à droite de Central Park) quartier très tranquile un peu bourgeois… un appart’ tout petit mais le cadre, c’est un décors de film  (la porte marron à droite)

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Et oui ! 2000 dollars par mois. Et sans garant, on nous demande 10 000 dollars pour pouvoir rentrer dedans. donc plus d’économies en cas de  soucis. Mais c’est cet appartement qu’on veut, c’est ce quartier.

Là…on a plus envie de rire. Parce que c’est ça qu’on veut, et qu’on pourrait se payer si on avait un boulot… Mais on en a pas. On est rien et on a rien ici….Pour le moment. Et tout ce qu’on peut se payer c’est des appart’ pourris, dans des quartiers dangereux, qui de toutes manières nous prendraient nos économies et nous empêcheraient, une fois le travail trouvé, d’emménager dans ces petits paradis. Et il est là le rêve.

Alors… On a fait ce qu’on fait depuis le début.On a vu le rêve et on lui a dit « à bientôt ». Il vaut mieux galérer et obtenir ce qu’on veut, que de céder à la facilité, tout faire à moitié et ne jamais l’obtenir. Alors, on s’est assis, on a respiré, et on a pris les choses étapes par étape. La priorité, c’est un toit, pour vite avoir une adresse et chercher du travail. Après, tout sera plus simple.

On a donc été sur « airbnb » et nous avons pris l’appartement le moins cher en le louant jusqu’à fin Mai. Depuis hier, nous vivons donc dans le quartier de « east Harlem », la partie « cool »  et « safe » (qui craint pas) de Harlem. Dans un appartement meublé, tout équipé, pour 2000 dollars par mois. Il est à côté du métro, à 25minutes en velo de mon boulot… Il est tout petit, on entend l’ascenseur dès que la porte s’ouvre, chaque porte nous reste dans les mains quand on ouvre  un placard,  des fenêtres on a vue su  rien, et je dois déjà faire venir un gars samedi parce qu’on a des cafards…

Mais on a un toit, une adresse,  dans un quartier sans risque, on est à côté d’un grand magasin (Aldi, pareil qu’en France, donc pas cher). On a pu ouvrir nos valises, enfin déballer les jouets pour les enfants, et cuisiner (2 fast foods par jours, on commençait à en avoir marre) (et pourtant j’adore ça). C’est pas l’appartement du siècle, loin de là (on sera content d’en partir) mais c’est loin d’être le pire et c’est un début. Et un début c’est un début. Cet appartement va nous apporter ce qu’il doit nous apporter : une adresse postale pour la mettre sur notre CV. Je commencerai mon stage Lundi sans stresser et Sandrine peut commencer à postuler à des emplois.

La première étape est franchie. Et franchement c’était compliqué.  mais on l’a fait. En une semaine on a réussi à visiter des appartements, apprendre le fonctionnement de ce pays, visiter les principaux points,  rencontrer des gens, ouvrir nos lignes de téléphones américaines, un compte en banque, et trouver notre premier logement. Une semaine. J’ai l’impression d’être là depuis un mois déjà alors que l’aventure vient à peine de commencer.

Maintenant que je suis posé, je vais pouvoir prendre le temps de t’écrire plus souvent et de tout te raconter, parce qu’en une semaine j’ai déjà vécu tellement, appris tellement et vu tellement de choses…. Maintenant,  toutes les semaines il y aura un post sur mon aventure américaine (comment on avance petit à petit dans la réalisation de notre rêve) (celui que tu lis en ce moment) et un autre sur New York et la vie aux Etats-Unis.

Parce qu’une histoire c’est une histoire. C’est pas beau au début, c’est difficile, mais à la fin, tout prend un sens. Et elle commence. Déjà, elle commence. C’est là où c’est beau. J’suis là, dans un apart’ à Manhattan en train de t’écrire. J’ai pas le droit de me plaindre, même si c’est dur j’ai pas le droit !

Et puis je pourrais te raconter que cette semaine j’ai rencontré mon patron a Greenwitch village, que j’ai vu mon lieu de travail et qu’il se trouve à 2 pas de l’appartement qui a servit de décors à la série Friends, ma série préférée, une des 2 qui m’a donné envie de faire mon boulot…

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Par contre ça c’est vrai ! Et c’est ici que tout commence.

A celui qui m’a lu.

 

Rémy.S

 

P.S : hésite pas à laisser un commentaire sur mon blog.

P.S 2 : un nouvel article est dispo dans la section « pour la famille ». Il s’appelle « Il l’a rencontrée »

 

 

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