C’est ici que tout recommence…

the-end

 

A celui qui me lit…

 

Je crois….J’ai toujours su au fond de moi qu’un jour j’écrirais ces lignes. Et c’est aujourd’hui une chose qui m’est difficile. Ca fait maintenant 1an que ce blog est ouvert, et 7 mois que, environ toutes les 2 semaines, je t’écris cette aventure. C’est bon, on se connaît maintenant, je t’ai décrit le pire comme le meilleur, il devrait plus y’avoir de chichi entre nous non ? Et pourtant…. Ça fait une semaine que j’ai ouvert ce fichier word, que je tape, efface, encore et encore, reculant le moment où je devrais me plonger à fond dans l’écriture de ce post. Pourquoi ? Parce que cet article….C’est le dernier.

Le retour que tu m’as souvent fait dans tes messages, tes textos, tes appels ou autres, c’est que tu nous suivais comme une série télé. Et comme dans toutes les séries, avant le dénouement final, on regarde en arrière dans un immense flashback.

 

Septembre 2007. voyage de noce, mon épouse me regarde et me dit « j’ai pas envie de rentrée : c’est ici que je veux vivre ». Et oui, c’était son idée à la base, moi j’avais gardé ça au fond de moi pour pas lui l’imposer, mais, le tout premier battement d’aile : c’est le sien ! Alors on essaie de préparer le départ mais le quotidien nous rattrape. On repousse, et on oublie.

Septembre 2013 (et 2 enfants plus tard) : je rentre d’une aventure humaine extraordinaire avec 20 ados pas ordinaires à qui je fais une promesse : je vais réaliser mon rêve d’aller vivre du métier d’artiste aux Etats-Unis et leur montrer que tout est possible. J’appelle ma femme à l’aéroport (en rentrant du voyage avec eux) et je lui dit « cette fois, on le fait ». Elle a plus que jamais envie de partir. Cette fois, on l’annonce à tout le monde pour plus reculer, on prend des décisions : on calcule le budget, on déménage dans plus petit pour faire des économies, et je cloture tout niveau boulot. Plus le projet avance, plus le désir de partir est grand, et moins on peut reculer.

A partir de Septembre 2014, tout ce que l’on va faire va être pour aller vivre aux Etats-Unis, et pas n’importe où : New York. Au niveau Visa c’est la merde, on est trop vieux pour le VIE, (stage de 2 ans en étant embauché par une entreprise française), on a pas assez d’argent pour les visas d’entrepreneurs, ou pour s’inscrire à la fac c’est trop cher… 2 ans à économiser, à apprendre tout de la législation américaine, et à chercher du boulot. De France, on a postulé à des centaines de jobs et tous nous ont dit « sur place, c’est pas pareil ». Le seul moyen d’être sur place ? Le stage.J’en trouve un… Stage pas payé, avec 2 enfants, et pas de boulot sur place pour mon épouse. Mais pas le choix, parce qu’on as pas 100000$ de côté pour envisager un visa d’entrepreneur, on ne peut partir que sous cette condition. Ça sera dur, tant pis : On part. Et nous voilà à New York depuis Février 2016, au moment où, surement, tu as commencé à me lire (l’année de préparation est dispo sur le blog « prequel épisode 0 en haut à droite ».) Et donc la suite tu la connais, et tu l’as en tête alors pas besoin de tout te re-raconter.

Et me voilà en Septembre 2016, devant mon ordinateur , à écrire le dernier post de ce blog. Mais alors : comment je finis l’histoire ?

 

Dans toute histoire, y’a un élément perturbateur (tu t’en souviens je crois), mais surtout, juste avant la fin, y’a un « twist ». Le « twist » c’est une révélation qui change la fin, mais qui en fait était là depuis le début en filigrane et que certains bons spectateurs arrivent à deviner.

 

En Mars 2015, mon épouse répond à une offre de travail sur New York depuis la France, et le patron lui répond « c’est vraiment dommage que vous êtes pas sur place ». Ils lui ont tous dit ça. Alors forcément, quand on est arrivé, elle les a tous relancé en disant « je suis sur place ». Car ça a toujours été le plan : on arrive grâce à mon statut, et on gagne du temps, le temps qu’elle trouve du travail (si tenté dans sa branche pour qu’elle réalise aussi son rêve). En Mars, elle a relancé tout le monde, sans réponse. Et puis…. Je te l’ai pas dit parce que j’en avais marre d’annoncé des « moitiés de bonnes nouvelles »…. En Juillet il a rappelé pour lui dire « la personne qui avait ce post vient de partir, vous êtes sur place….on se voit quand ? » Mais bon, on a pas sauté de joie. Par contre, quand à l’entretient le patron lui dit que ça fait un an et demi que son CV est gardé de côté, et qu’ils la veulent absolument et qu’elle commence fin aout…. ;Ben Forcément on saute de joie ! Oui, nous aussi on en revient toujours pas : elle a enfin trouvé un boulot ! Et pas n’importe quel boulot : le boulot de ses rêves ! Elle m’a dit « c’est comme si quelqu’un avait lu dans ma tête et avait crée le post idéal pour moi ». Voilà mon épouse dans un contrat à plein temps dans une boite de ouf à faire le boulot de ses rêves. Et le truc de dingue : elle obtient un post auquel elle avait postulé de France il y a un an et demi ! Comme prévoir quelque chose comme ça ? Impossible. Un vrai « twist scénaristique » !! Même nous on l’a pas vu venir celui là !!!!!

 

C’est ici que tout recommence. On s’installe à New York. J’ai écris ce blog pour y décrire l’aventure d’une famille qui a tout plaqué pour s’installer aux USA, pour y raconter comment on allait faire sachant qu’on avait plus de 30 ans, 2 enfants, sans un gros capital de départ, sans travail ou connaissance sur place. On avait rien pour nous, on nous a traité de fous, on a essayé de nous dissuader de le faire. C’est vrai, on était des outsiders ! Mais on le fait. Et c’est ce que je voulais raconter dans ce blog, je voulais montrer que quand on veut quelque chose, peut importe la route sur laquelle on est, et ce que l’on a fait avant, peut importe qui on est et où on veut aller…On peut changer de route, et « on est tous capable de l’impossible quand on le veut vraiment ». 3 ans sépare l’annonce du départ et l’annonce de notre installation à New York. 3 ans, c’est pas rien, et c’est rien dans une vie. Mais on est là, on est debout, et maintenant tout va super bien !!!!!!

 

C’est dur de dire au revoir. C’est pour ça que j’ai du mal à t’écrire aujourd’hui. Alors d’abord, je vais te dire merci. Merci de m’avoir lu (plus de 7000 visites sur le blog), merci pour tes messages, tes encouragements, pour ton soutien. Tous ces petits messages nous ont portés. Tu as été un lecteur interactif extraordinaire !!!! Je vais aussi remercier tous ceux qui nous ont découragés de le faire, qui nous en ont mis pleins la gueule, parce que plus on nous disait que c’était impossible et on nous traitait de fou(voir pire), plus on a eu envie de se battre pour que la seule réponse qu’on leur donne soit notre réussite. Merci à toi de m’avoir lu, car tu m’a permis d’écrire l’histoire la plus folle de ma vie.

 

Et maintenant ?

Maintenant ce blog va rester au cas où certains un jour ont besoins de conseils. Mais je vais fermer les commentaires et je ne l’alimenterai plus.

-Si tu fais parti de ma famille et mes amis, on va s’appeler s’écrire, et tu prendras de nos nouvelles à l’ancienne. Mais sache qu’on n’oublie pas ces encouragements et ton soutient, et on espère bien t’accueillir dans notre nouvelle appart’ quand tu viendras nous voir (on déménage en Octobre), quand l’envie te prendra de venir découvrir cette ville de dingue.

-Si tu es un simple lecteur de passage, comme dans toute aventure, je te laisse imaginer la suite. Après tout maintenant, l’aventure est finie, et ce que l’on va vivre relève du quotidien. Alors je te laisse imaginer. Techniquement, dans toute histoire, y’a une ouverture sur le futur pour te permettre de le faire. C’est vrai. Alors voici l’épilogue.

 

Elle a commencé son travail il y ‘a 2 semaines et l’ambiance à la maison est géniale. Ça y est, son rêve, elle le réalise. Seul l’appart’ pourri dans lequel on vit est un problème, mais bon, on va bientôt déménager. Notre grand loulou va intégrer une nouvelle école dès qu’on aura déménagé, et notre petite louloute commence à parler dans les 2 langues. Quand à moi ? Est-ce que je vais la faire ma série télé ? J’en sais rien. M’installer ici, c’était l’étape 1, et ça c’est l’étape 2. Tout ce que je peux te dire, c’est que mon stage m’ouvre quand même de belles petites portes. J’arrive maintenant à faire mon stage et à travailler à côté pour d’autres structures et d’autres compagnies, et dans les prochains mois, je vais refaire mon vrai métier d’artiste en écrivant, jouant, et en mettant en scène. Un jour, j’écrirai ma série. Je suis patient, après les 3 ans passés, j’ai plus peur sur ma capacité à endurer ou à me battre. Et puis j’arrive déjà en 7 mois à faire bien plus de choses que j’avais pensé faire en si peut de temps. Je peux rien te dire parce que ces 7 mois, ces 3 ans ont montré que tout peut arriver. Alors qui peut savoir ce que réserve le prochain mois ? Personne. Mais j’ai tellement hâte !

 

C’était la plus folle de mes aventures : tout plaquer et aller vivre aux USA. C’est fait. Maintenant faut que je te laisse, j’ai ma nouvelle vie à commencer. Elle commence maintenant. C’est my American Life.

 

 

A celui qui m’a lu.

 

 

Rémy.S

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